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Friday, October 30, 2026

La Nasa fête Halloween avec des images spectrales effrayantes d'Hubble et James-Webb d'une nébuleuse !

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La nébuleuse de la « Tête de Chat », observée en lumière visible par le télescope spatial Hubble de la Nasa-ESA, se présente sous la forme d’une colonne de poussière opaque, d’un brun sombre. L’« œil » rougeoyant de la nébuleuse pourrait correspondre à une jeune étoile enfouie dans cette poussière. Le côté droit de la nébuleuse est bordé d’un contour jaune diffus, caractéristique d’une bordure ionisée et éclairée, où se produit vraisemblablement un phénomène appelé photoévaporation. Au cours de ce processus, un rayonnement ultraviolet énergétique frappe le gaz, le chauffant et provoquant, en quelque sorte, son évaporation. L’arrière-plan passe du bleu et du cyan, au-dessus de la colonne, au jaune, à l’orange et au rouge, plus bas. Les filtres de Hubble captent la lumière stellaire diffusée, ainsi que le rayonnement émis par l’oxygène, l’hydrogène et le soufre. Les variations de couleur résultent de différences dans l’excitation du gaz, de l’absorption par la poussière et des conditions d’éclairage. © Nasa, ESA, STScI. Image Processing : J. Depasquale (STScI)
La nébuleuse de la « Tête de Chat », observée en lumière visible par le télescope spatial Hubble de la Nasa-ESA, se présente sous la forme d’une colonne de poussière opaque, d’un brun sombre. L’« œil » rougeoyant de la nébuleuse pourrait correspondre à une jeune étoile enfouie dans cette poussière. Le côté droit de la nébuleuse est bordé d’un contour jaune diffus, caractéristique d’une bordure ionisée et éclairée, où se produit vraisemblablement un phénomène appelé photoévaporation. Au cours de ce processus, un rayonnement ultraviolet énergétique frappe le gaz, le chauffant et provoquant, en quelque sorte, son évaporation. L’arrière-plan passe du bleu et du cyan, au-dessus de la colonne, au jaune, à l’orange et au rouge, plus bas. Les filtres de Hubble captent la lumière stellaire diffusée, ainsi que le rayonnement émis par l’oxygène, l’hydrogène et le soufre. Les variations de couleur résultent de différences dans l’excitation du gaz, de l’absorption par la poussière et des conditions d’éclairage. © Nasa, ESA, STScI. Image Processing : J. Depasquale (STScI) 

Halloween, c'est la Toussaint en France. La Nasa et l'ESA n'hésitent pas à surfer sur la vague de cette fête pour nous faire pénétrer dans le monde de la naissance des étoiles, en utilisant un clin d'œil aux chats des sorcières... et bien sûr, avec l'aide des télescopes Hubble et James-Webb.

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C'est en pensant à Halloween, la célèbre fête folklorique aux États-Unis mentionnée et représentée dans bien des films et séries états-uniens (mais originaire des îles anglo-celtes), célébrée dans la nuit du 31 octobre au 1er novembre, jour de la fête catholique de la Toussaint, que la Nasa a choisi et mis en ligne des images de la nébuleuse de la Tête de Chat, prises conjointement par les télescopes spatiaux Hubble et James-Webb.

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Cette nébuleuse de la Tête de Chat - qui ne doit pas être confondue avec la nébuleuse de l'Œil de Chat dans la constellation du Dragon - est située à environ 7 500 années-lumière du Système solaire dans la Voie lactée. Surtout, elle s'observe dans une structure plus vaste, celle de la nébuleuse de la Carène, une nébuleuse en émission et par réflexion située dans la constellation de la Carène. Elle a été découverte par l'astronome français Nicolas-Louis de Lacaille en 1752, depuis le cap de Bonne-Espérance, en Afrique du Sud.


Pspspsps ! Juste à temps pour Halloween, les télescopes spatiaux Hubble et James-Webb de la Nasa ont récemment observé une scène pour le moins étrange au sein de la nébuleuse de la Carène – un immense nuage de gaz et de poussière situé à environ 7 500 années-lumière de la Terre – où naissent des étoiles. Les deux télescopes offrent des perspectives complémentaires sur cette forme mystérieuse, surnommée la « nébuleuse de la Tête de Chat », qui illustre le processus « magique » de la formation stellaire. L’image capturée par Hubble, en lumière visible, révèle le « chat » sous la forme d’un pilier de poussière sombre et allongé, laissant entrevoir de jeunes étoiles en cours de formation. Quant aux observations de Webb, réalisées dans l’infrarouge, elles dévoilent une multitude d’étoiles ainsi que d’autres détails jusqu’alors dissimulés. Pour obtenir une traduction en français assez fidèle, cliquez sur le rectangle blanc en bas à droite. Les sous-titres en anglais devraient alors apparaître. Cliquez ensuite sur l'écrou à droite du rectangle, puis sur « Sous-titres » et enfin sur « Traduire automatiquement ». Choisissez « Français ». © Nasa's Goddard Space Flight Center

Comment mieux comprendre la formation des pouponnières d'étoiles ?

Toujours est-il que les images des deux télescopes montrent clairement qu'une partie de la nébuleuse de la Tête de Chat mérite bien son nom, car les nuages de gaz et de poussière sculptés par le rayonnement ultraviolet intense et les vents stellaires des jeunes étoiles massives environnantes ont bien une forme qui évoque un chat tournant le dos à l'observateur.

Les « fantômes de Cassiopée » ne sont plus seuls : une incroyable photographie révèle trois nouvelles apparitions !

Les astronomes amateurs connaissent bien la nébuleuse du Fantôme, une nébuleuse en émission située dans la constellation de Cassiopée et pas très loin du Système solaire dans la Voie lactée. Elle porte le numéro 63 dans le catalogue IC et c’est une proche voisine d'IC 59 sur la sphère céleste, une autre nébuleuse. L’Apod fait régulièrement la part belle à IC 63 et tout récemment encore du fait de la mise en évidence d’autres nébuleuses mystérieuses associées.... Lire la suite

L’image dans le proche infrarouge de la nébuleuse de la « Tête de Chat », capturée par le télescope spatial James-Webb (Nasa, ESA, CSA), perce une partie de la poussière pour révéler un champ d’étoiles dense, ainsi que la structure complexe en surface des filaments. Sur la gauche du pilier, des structures ténues et vaporeuses contiennent de la matière exposée à un rayonnement stellaire intense. Le télescope Webb révèle un champ d’étoiles dense, apparaissant en bleu et en jaune. Même dans le proche infrarouge, certaines étoiles demeurent enveloppées de poussière. La zone lumineuse qui marque « l’œil du chat » pourrait abriter une jeune étoile en son sein. Les images à haute résolution du télescope permettent même de distinguer des galaxies lointaines en arrière-plan. © Nasa, ESA, CSA, STScI. Traitement de l’image : J. Depasquale (STScI)

Comme l'explique des communiqués de la Nasa et de l'ESA, les deux télescopes observant dans des longueurs d'onde différentes fournissent des renseignements complémentaires pour les astrophysiciens cherchant à comprendre la formation des jeunes étoiles et des nébuleuses qui les abritent. Ils pourront ainsi mieux comprendre les interactions entre les étoiles massives et les nuages interstellaires dans lesquels naissent de nouvelles générations d'étoiles. Elles illustrent notamment le rôle de la rétroaction stellaire, qui peut disperser par photoévaporation des réservoirs de gaz qui, normalement, se seraient aussi effondrés gravitationnellement pour donner de nouvelles étoiles.

Ce qui est sûr, c'est que les images de Hubble dans le visible mettent en évidence des piliers de poussière sombre et les gaz ionisés ; celles en fausses couleurs du James-Webb prises dans l'infrarouge montrent, elles, dans les nuages de poussière de nombreuses étoiles qui étaient cachées au regard de Hubble.

À terme, la nébuleuse de la Tête de Chat disparaîtra sous l'effet de ces processus d'érosion et de l'évolution des étoiles qui l'entourent.

Sur l’image dans l’infrarouge moyen capturée par le télescope spatial James-Webb (Nasa, ESA, CSA), le rayonnement émis par des poussières chaudes et des molécules carbonées, excitées par la lumière des étoiles, dessine des structures complexes au sein de la nébuleuse. Les variations des conditions et de la composition locales se traduisent par des différences de couleur et de luminosité. Des filaments fins ainsi que des globules sont particulièrement visibles sur la gauche du pilier principal. À droite du pilier, une source lumineuse jaune vif se détache sur un fond d’émissions infrarouges aux teintes rougeâtres ; il s’agit probablement d’une étoile en formation, encore enfouie dans la poussière. Un fin filament semble traverser cette potentielle étoile, bien que son lien physique avec celle-ci ne soit pas établi. Plusieurs étoiles bleues sont dispersées dans le champ ; certaines présentent les aigrettes de diffraction caractéristiques du télescope Webb. © Nasa, ESA, CSA, STScI. Image Processing: J. Depasquale (STScI)

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