Jalhay : une "balade de merde(s)" pour apprendre à mieux connaître la faune sauvage… grâce à ses excréments

Dans la forêt ou les sous-bois, il n’y a pas que les empreintes de pas qui racontent la présence des animaux. Il y a aussi leurs excréments et ces traces en disent plus sur leurs propriétaires qu’on pourrait le penser.
"On peut savoir ce qu’il a mangé, plus ou moins quand il a déposé cette crotte, pourquoi est-ce qu’il l’a déposé à tel endroit et donc, quel genre de chemin il va parcourir, l’état de santé, etc. Ça permet de savoir déjà pas mal de choses, mais il y a aussi ce que les autres animaux sauvages vont pouvoir percevoir : par exemple, les animaux territoriaux, comme le loup, le renard, etc., vont délivrer des messages à travers ces crottes, des messages qu’on ne va pas percevoir, mais qu’entre eux, ils comprennent" développe Garry Masson, guide nature.
"Il y a pas mal d’anecdotes. Les grives, donc des oiseaux, quand elles se sentent attaquées par un gros oiseau, un rapace ou un corbeau, par exemple, elles vont se réunir, elles vont monter plus haut que le prédateur et elles vont lâcher une salve de crottes pour l’immobiliser et qu’ils ne sachent plus du tout les chasser. C’est quelque chose d’assez fou" raconte-t-il.
Une approche de la biodiversité qui réserve donc quelques surprises. " -Pour une citadine, c’est peu commun. Il y a plein de choses que je ne savais pas et j’imagine qu’il me reste encore plein de choses à apprendre. On va essayer d’ouvrir un peu plus l’œil. -Ce qui m’a le plus étonné aussi, c’est qu’on utilise une substance en parfumerie. Ça franchement, je ne savais pas".
Une balade insolite, mais instructive. Et le succès était au rendez-vous pour cette première édition, d’autres dates (et d’autres thématiques) sont déjà prévues.
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