Des clans féminins dominaient l’Angleterre préromaine

Le plus grand arbre généalogique de la préhistoire montre que dans l’Angleterre de l’âge du fer, on respectait les appartenances de clan pour se marier, et, surtout, que ce clan était défini par les femmes. Ce qui signifie que les pères n’étaient pas inhumés auprès de leur femme et de leurs enfants, mais auprès de leur mère.
La reine celte des Icènes, Boadicée, à la tête de la rébellion contre les Romains. Planche extraite de Pictures of English History par Joseph Martin Kronheim.
Domaine public
Depuis quelques années, des analyses paléogénétiques menées en Grande-Bretagne et en Allemagne nous permettent de mieux comprendre la structure sociale des populations celtes. Les femmes y auraient détenu le pouvoir, parce que leurs sépultures étaient plus riches, et parce qu’elles héritaient de la terre en restant dans leur lieu de naissance. Mais pour étayer la dimension matriarcale de la société préromaine à une plus grande échelle, de plus larges analyses d’ADN ancien de l’âge du fer sont nécessaires.
Plusieurs sites funéraires de la culture d’Arras situés dans le nord-est de l’Angleterre offrent l’occasion idéale de le confirmer avec plus de 500 génomes séquencés. Les femmes étaient effectivement au centre de ces communautés, comme le rapporte une étude en preprint qui reconstitue un arbre généalogique sur 13 générations révélant la présence de deux clans maternels, dont les membres s’unissaient entre eux en respectant strictement leur appartenance clanique.
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