France: des juristes appellent à la fin de l'élevage intensif dans une tribune

Dans une tribune publiée ce 4 octobre 2026 par le journal en ligne Reporterre, une cinquantaine de juristes appellent à la fin de l’élevage intensif. Les signataires rappellent que les animaux sont reconnus par la loi comme êtres sensibles, depuis 1976, et qu’à ce titre leurs besoins doivent être respectés. Or précisent-ils, plus de 80 % des près de 1 million d’animaux abattus chaque année en France proviennent d’élevages intensifs qui sont en infraction permanente avec le code rural.
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Tout animal étant un être sensible doit être placé par son propriétaire dans des conditions compatibles avec les impératifs biologiques de son espèce. Cette lecture d’un extrait de la loi du 10 juillet 1976 sur la protection de la nature, devenue l'article L214 aujourd'hui, nous éclaire sur les raisons qui ont poussé les auteurs de la tribune à déclarer les élevages intensifs en infraction permanente avec la loi. Car les conditions de détention s’opposent aux besoins élémentaires des animaux : se déplacer, explorer leur environnement ou encore interagir avec leurs congénères.
L’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a fait le même constat. Selon elle, l’élevage intensif prive les animaux de 5 libertés. Ne pas souffrir alors que 99 % des porcelets ont la queue coupée sans anesthésie. Ne pas éprouver de détresse, mais 94 % des veaux sont séparés de leur mère à la naissance. Ne pas avoir faim, quand les poulets reproducteurs sont rationnés toute leur vie. Les signataires demandent donc la fin des élevages intensifs et ils rappellent que le respect des lois n’est pas facultatif. C’est une exigence morale pour le bien-être animal.
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