"Été brûlant, et maintenant ?" : les pompiers volontaires, ceux et celles qui luttent contre les incendies en Belgique

Il y a un mois le plateau des Hautes Fagnes était le théâtre de l’incendie le plus important de son histoire depuis plus d’un siècle. En quelques jours, plus de 3000 hectares de végétation sont partis en fumée. Mettre fin à l’important brasier a nécessité d’importants moyens humains. Des milliers de pompiers ont été mobilisés et le sont encore aujourd’hui. Parmi eux, on retrouve des pompiers volontaires.
En Belgique, on comptabilise 17.500 soldats du feu. Mais seulement un peu plus de 5000 d’entre eux sont de véritables professionnels. Pour les autres, être pompier ou pompière n’est pas leur métier principal. Certains sont électriciens, professeurs d’école ou encore infirmières.
Donc, on fait vraiment une croix sur la vie de famille pendant une semaine complète
C’est le cas de Cédric, volontaire depuis 19 ans et employé dans une entreprise industrielle. Il était sur le terrain pour lutter contre les flammes dans les Fagnes. Face à l’ampleur de l’incendie, il a mis sur pause son emploi principal. " Mon responsable m’a contacté et il m’a libéré toute une semaine afin d’intervenir dans les Fagnes", précise le pompier. Ce père de famille a finalement passé plus de 15 heures par jour dans les Fagnes. "C’est vraiment très éreintant physiquement. On a besoin de beaucoup de repos dès que l’on rentre à la maison. Et on est prêt à repartir quelques heures après être rentré. Donc, on fait vraiment une croix sur la vie de famille pendant une semaine complète" ajoute-t-il.
Et cet engagement de Cédric n’est pas sans conséquence financière : "Le salaire, quand on est en congé, on n’est pas payé. On touche une petite indemnité des pompiers mais qui par rapport à d’autres métiers n’est pas le superlux".
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