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Monday, October 26, 2026

COP-17 Biodiversité entame sa deuxième semaine toujours dans l'impasse sur les financements

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À Erevan, en Arménie, la COP17 sur la biodiversité entre dans sa deuxième semaine. Les représentants de près de 200 États planchent sur la manière de renforcer l’action afin de stopper d’ici à 2030 la destruction de la nature par nos activités humaines. Les choses avancent, même si certains points font l’objet d’importants blocages, notamment côté financier.

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Vecnotre envoyée spéciale à Erevan, Lucile Gimberg

Les organisations espéraient que 17e COP Biodiversité accouche de signaux politiques forts pour que l’action collective se porte enfin sur les causes profondes de la disparition du vivant, comme l’agriculture intensive, la pêche industrielle, ou encore l’extraction minière et les combustibles fossiles.

Il est peu probable que le texte de fin de COP nomme directement ces secteurs, mais il pourrait indiquer des priorités pour les États. « Cela pourrait être sur les modèles de production et de consommation qui, aujourd'hui, on a eu du mal à y intégrer les enjeux de biodiversité. Cela peut être aussi sur la réduction de ce qu'on appelle les subventions néfastes à la biodiversité », explique Juliette Landry de l’Institut du Développement durable et des Relations internationales.

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Des avancées donc, mais des frictions aussi. L’Arabie saoudite, avec force, mais aussi d’autres pays émergents comme la Chine et le Brésil : autant de pays qui refusent d’intégrer la liste des pays contributeurs aux transferts d’argent du Nord vers le Sud pour la biodiversité. 

Enfin les pays peinent à rendre plus efficace le Fonds Cali, censé collecter des fonds auprès des entreprises - pharmaceutiques, cosmétiques - qui tirent des bénéfices des données génétiques numérisées de la nature.  

« Je crois que ça fait signe du lobby fort que les entreprises ont déjà fait à Cali pour affaiblir le fonds, pour avoir un fonds volontaire plutôt qu'obligatoire. Et ils sont en train de l'affaiblir encore plus », estime An Lambrechts de Greenpeace International. Aujourd’hui, le Fonds Cali compte à peine 10 000 dollars, promis uniquement par de petites entreprises. 

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