Contestation du secteur de l'enseignement : les commerçants contraints de fermer peuvent faire appel au droit passerelle

Les commerçants qui ont été contraints de fermer à la suite des manifestations de cette semaine à Liège pourront notamment faire appel au droit passerelle, annoncent le ministre de l'Économie David Clarinval et la ministre des Classes moyennes, des Indépendants et des PME Eléonore Simonet vendredi dans un communiqué commun.
Ils peuvent aussi recourir au chômage temporaire pour force majeure en faveur de leurs travailleurs, ajoute le ministre Clarinval (MR), qui invite les commerçant concernés à contacter rapidement l'Onem ou leur secrétariat social pour faire examiner leur situation. La ministre Simonet dit pour sa part avoir donné l'instruction via l'Inasti aux caisses d'assurances sociales d'octroyer un report d'un an maximum de paiement pour la cotisation provisoire du 4e trimestre de 2026 pour les travailleurs indépendants qui ont subi des dommages à Liège. Les affiliés ont aussi, sous certaines conditions, la possibilité de demander une réduction des cotisations sociales provisoires.
Les indépendants paient l'addition pour une violence qui n'a rien à voir avec leur boutique
En outre, les travailleurs indépendants peuvent également introduire une demande de dispense de cotisations simplifiée pour la cotisation provisoire du 4e trimestre de 2026. Attention toutefois que les trimestres dispensés ne seront pas repris pour la constitution de droits à la pension (mais peuvent être régularisés dans les 5 ans pour le maintien de ces droits), précise le cabinet. "Nous voulons aider les commerçants touchés par le vandalisme à Liège. Concrètement, cela peut concerner un commerce dont les locaux ne peuvent plus être occupés en sécurité, dont les installations indispensables sont détruites, ou dont l'accès est interdit par les autorités", indique David Clarinval.
Pour Eleonore Simonet, "les émeutes ne sont plus une manifestation. BE-Alert a demandé à des commerçants de fermer. Des commerces ont été pillés, des vitrines brisées. Les indépendants paient l'addition pour une violence qui n'a rien à voir avec leur boutique. C'est inacceptable. Pour notre parti, et comme l'a déjà indiqué le ministre de l'Intérieur : qui casse doit payer ! De mon côté, je veux soulager la trésorerie des commerçants."
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