De la viande de cheval dans nos snacks et friteries ? Ce que montre l’enquête de GAIA, et ce qu’elle ne dit pas

La loi en Belgique est très claire : pour un aliment préemballé destiné au consommateur, une liste d’ingrédients est obligatoire. Lorsqu’une viande y figure, sa désignation doit identifier l’espèce animale concernée.
En revanche, pour un produit servi non préemballé en friterie, la réglementation européenne n’impose généralement pas d’afficher la liste complète des ingrédients. La seule information obligatoire porte notamment sur les allergènes. Le cheval n’est pas, en tant que tel, un allergène à déclaration obligatoire.
Cela ne signifie pas non plus qu’un vendeur puisse annoncer n’importe quelle composition. Les informations données au client, notamment la dénomination du snack, ne peuvent pas l’induire en erreur sur sa nature ou ses ingrédients.
Pour établir si les produits testés posent un problème d’étiquetage, il faudrait comparer les résultats d’analyse avec les emballages, les fiches techniques des fabricants et la manière dont ces snacks étaient présentés à la vente.
Là aussi, GAIA affirme qu’ils n’étaient pas annoncés comme contenant du cheval, mais cette seule constatation ne permet pas de qualifier juridiquement tous les cas.
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