Le maire de Limoges : "Il n’y a pas de mots pour condamner ce qu’il s’est passé tellement c’est abject"

Environ 5000 personnes, dont plusieurs centaines d’individus "radicalisés et extrêmement violents" selon les autorités, ont participé à la manifestation organisée samedi dans la ville pour la mobilisation du 17 octobre.
De violents heurts ont opposé ces derniers aux forces de l’ordre, notamment devant la mairie quand elle a été prise pour cible, des individus brisant des vitres pour s’introduire à l’intérieur et mettre le feu.
"Il y avait énormément de casseurs devant l’établissement […] à peu près 800 personnes qui ont dû être dégagées par les forces de l’ordre", a souligné M. Barate dimanche matin.
De nombreux commerces du centre-ville ont parallèlement fait l’objet de pillages et "des particuliers ont également été pris à partie, parfois de manière violente, en marge des attroupements présents sur les lieux", a souligné la procureure à Limoges, Emilie Abrantes, dans un communiqué.
"Après de nombreuses interpellations, 17 personnes, dont 7 mineurs, sont en garde à vue" dimanche matin, a-t-elle ajouté.
De Paris à Marseille, la journée de mobilisation contre la "vie chère" a réuni des centaines de milliers de Français samedi, à six mois de la présidentielle, mais s’est conclue par des affrontements et des scènes de chaos d’une intensité rare, des "casseurs" se livrant jusque dans la soirée à des pillages et dégradations vivement condamnés par le gouvernement.
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