Déclin de la natalité : le PQ verserait une prime aux familles nombreuses

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Jugeant « alarmants » les chiffres sur la natalité au Québec, Paul St-Pierre Plamondon a promis d'inverser la tendance et de faire d'un gouvernement du Parti québécois un gouvernement « profamille ».
Le taux de fécondité présentement au Québec est de 1,33, a affirmé le chef péquiste. C'est le plus bas de notre histoire.
L'Institut de la statistique du Québec le place plutôt à 1,36 pour l'année 2025, à égalité avec le taux enregistré en 1986.
Mais lorsqu'on demande aux Québécois combien d'enfants sont souhaités, on arrive à 1,9
, a ajouté M. St-Pierre Plamondon, promettant de s'attaquer à ce gap
.
Le PQ promet ainsi une bonification de l'allocation familiale de 350 $ pour un troisième enfant, et de 700 $ pour un quatrième.
Pourquoi tracer la ligne au troisième? C'est que le troisième demande énormément de coûts d'investissement, le quatrième également
, a répondu le chef du PQ, rappelant qu'il est lui-même papa de trois jeunes enfants.
Je le sais, quand on est passé de deux à trois, il y a bien des choses qui ont changé. Il a été question de passer de trois à quatre, mais on se pose la question : dans quel véhicule? Tu les places où? Comment est-ce qu'on va pouvoir faire une vacance?
Dans son « plan famille », le PQ promet également de créer 10 000 places supplémentaires en CPE et de bonifier le RQAP.
Une approche « nataliste », dit Fréchette
Appelée à réagir, la cheffe caquiste, Christine Fréchette, a vertement critiqué ces propositions péquistes, jugeant qu'elles s'inscri[vent] clairement dans une politique nataliste
.
Je pense que ça ne reflète pas ce que souhaitent les Québécoises.
Elle a aussi associé le Parti conservateur d’Éric Duhaime à une approche nataliste
, lui qui a promis une allocation de 100 $ par semaine pour les parents qui gardent leurs enfants à la maison.
La cheffe caquiste a plutôt mis en valeur ses promesses progressistes
pour les familles, incluant une bonification des places en CPE, le prolongement du congé de paternité ou encore le remboursement des frais de garde à l'école primaire.
Mme Fréchette a aussi évoqué les programmes de bébé bonus
mis en place par le passé par le Québec, notamment par le gouvernement Bourassa, qui, selon elle, ont été un échec.
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