DIRECT - Blocages des lycées en France: le gouvernement dénonce des «violences urbaines» et accuse «LFI et ses proxys de l’ultra-gauche»

Les blocages dans les lycées français continuent jeudi 1er octobre, plus de dix jours après le début de la mobilisation des élèves, qui réclament davantage de moyens et de meilleures conditions dans plusieurs établissements. Dans plusieurs villes, les manifestations ont donné lieu à des débordements et à des affrontements avec la police. Alors que le ministre de l'Éducation a demandé la tenue de cours à distance pour les établissements touchés, le Premier ministre Sébastien Lecornu, lui, a exigé que ses ministres annulent leurs déplacements.
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Ce qu'il faut retenir :
► La mobilisation des lycéens se poursuit, plus de dix jours après le début des blocages, à travers la France. Dans la soirée de mercredi, l'Union syndicale lycéenne (USL) a appelé à un « acte 2 » pour jeudi 1er octobre. Ils sont soutenus dans leurs revendications par différents syndicats étudiants. Mercredi 30 septembre, 356 établissements étaient concernés, contre 338 la veille.
► Mercredi 30 septembre au soir, le ministre de l'Intérieur Laurent Nunez a annoncé que 625 personnes avaient été interpellées et que 83 policiers et gendarmes avaient été blessés au cours de la journée de manifestations.
► Face à la situation, le Premier ministre Sébastien Lecornu a présidé une cellule interministérielle de crise ce jeudi. Il aurait notamment demandé à ses ministres de renoncer à leurs déplacements dans les prochains jours afin de laisser les préfets gérer la situation, a rapporté son entourage. De son côté, le ministre de l'Éducation nationale Édouard Geffray a demandé que les cours des établissements touchés soient effectués en distanciel.
► La secrétaire générale de la CGT Sophie Binet a estimé jeudi que le Premier ministre se conduisait en « pyromane » dans les lycées, après l'annonce dans le cadre du budget pour 2027 de frais d'inscription en BTS et en classes préparatoires. Le gouvernement prévoit, pour les étudiants non boursiers, de faire payer 178 euros de droits annuels en BTS et 270 euros pour ceux en classes préparatoires aux grandes écoles.
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