Deux républicains au centre de luttes serrées rompent avec Trump sur l’Iran

Indice de la menace électorale qui pèse sur le parti du président Donald Trump, deux candidats sénatoriaux républicains prônent la fin de la guerre en Iran, de plus en plus impopulaire auprès des Américains.
À six semaines des élections de mi-mandat, la représentante Ashley Hinson ainsi que le candidat Mike Rogers, qui briguent des sièges de sénateurs respectivement en Iowa et au Michigan, prennent ainsi leurs distances avec le chef de file républicain sur l'un des piliers de sa politique étrangère.
Sur le point d'entrer dans son huitième mois, le conflit, dans lequel s'enlisent les États-Unis, a contribué à la hausse des prix de l'essence, surtout du diesel, ainsi que ceux d'autres biens, alors que l'inflation figure en tête des préoccupations des électeurs.
En Iowa, la flambée des prix du carburant pèse particulièrement lourd. Dans cet État rural, les secteurs agricole et du transport dépendent fortement du diesel.
Les habitants de l’Iowa sont pris à la gorge et ne devraient pas avoir à assumer à la pompe ou à la caisse le coût de la guerre en Iran
, déplore Mme Hinson, dans un message publié sur les réseaux sociaux, lundi.
La guerre doit prendre fin rapidement et de manière satisfaisante.
Il y a moins d'une semaine, la représentante a pourtant voté contre une résolution exhortant le président américain à mettre un terme à cette guerre ou à chercher l'autorisation du Congrès pour la poursuivre. C'était la sixième fois qu'elle rejetait des limitations aux pouvoirs de guerre de Donald Trump.
Mike Rogers fait écho à l'appel de Mme Hinson dans une publicité électorale tournée dans une épicerie et partagée, lundi, sur les réseaux sociaux. La guerre avec l’Iran doit prendre fin, et rapidement. Quand ce sera fait, les coûts de l’énergie vont chuter
, affirme le candidat en s'adressant à la caméra.
Mardi, le président américain a défendu la guerre en Iran devant l'Assemblée générale de l'ONU, ne signalant pas d'empressement à y mettre un terme. Il s'est dit confronté à un choix : conclure une entente avec l'Iran ou anéantir le pays et le précipite[r] en enfer, sans aucune chance de survie
.
Affirmant que sa décision ne serait pas influencée par les considérations électorales, il a dit croire que Téhéran se montrerait ouvert à conclure une entente après le scrutin de novembre.
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