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Friday, September 18, 2026

Changement climatique: le Danemark parie sur un «cimetière» de CO2 pour réduire ses émissions

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Le Danemark a inauguré en cette fin de semaine l’un des premiers « cimetières » de CO₂ de l’Union européenne. Le processus de stockage du dioxyde de carbone est coûteux et suscite des inquiétudes. Mais il est plébiscité comme l’une des solutions dans la lutte contre le réchauffement climatique, notamment pour les industries difficiles à décarboner comme la sidérurgie ou les cimenteries. Mais comment « enterre-t-on » du CO₂ et pourquoi cette méthode reste-t-elle contestée ?

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Le projet Greensand a officiellement commencé à enterrer du CO2 sous une ancienne plateforme pétrolière de la mer du Nord, a annoncé vendredi le groupe énergétique INEOS qui le pilote. Cette inauguration « prouve que le stockage du carbone est une réalité concrète », a souligné le commissaire européen à l'Énergie, Dan Jørgensen. L’Union européenne s’est fixé pour objectif d’atteindre une capacité d’enfouissement d’au moins 50 millions de tonnes par an d’ici 2030.

Le CO₂ est capté à la source, dans des usines, des centrales énergétiques ou, dans le cas danois, des unités de biométhanisation. Sa température est ensuite abaissée à -50 °C pour le liquéfier afin de pouvoir le transporter jusqu'au port de la ville danoise d’Esbjerg et de là l’acheminer par bateau jusqu'au site de stockage : un ancien champ pétrolier, situé à quelques 250 km des côtes, en mer du Nord. Sur place, le CO₂ est injecté via d'anciens puits dans des réservoirs rocheux vides qui contenaient auparavant du pétrole, à 1 800 mètres sous le fond marin.

Un risque pour les océans en cas de fuite

La technologie est coûteuse et énergivore. De nombreux scientifiques alertent aussi sur les risques que fait courir cette méthode, d'abord aux océans – parce que d'éventuelles fuites de dioxyde de carbone peuvent acidifier l’eau et causer de graves dommages dans l'écosystème – et ensuite au climat – parce que le stockage du CO₂ donne l'illusion d'une neutralité future au lieu de réduire véritablement les émissions via la sobriété et le développement des énergies renouvelables. 

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