Après un lancement chaotique, Google rattrape ses Googlebook à coups de correctifs

Un mois à peine après leur arrivée en rayon, les Googlebook vendus jusqu’à 1 399 euros reçoivent 31 correctifs d’un coup. Dans la liste, des redémarrages que personne n’avait commandés.
Google a dévoilé le Googlebook en mai comme l’héritier du Chromebook, avec un système dérivé d’Android et l’ambition affichée de se mesurer au MacBook Air. En France, les premières machines sont arrivées le 5 octobre, de 1 099 euros pour le modèle de HP à 1 399 euros chez Asus. Un peu plus d’un mois après, la firme de Mountain View déploie sa mise à jour de novembre.
Des PC qui redémarraient sans prévenir
La mise à jour aligne 31 correctifs, sécurité comprise, dont plusieurs visent le micrologiciel, qui provoquait des redémarrages inattendus. Une mise à jour interrompue pouvait aussi enfermer l’ordinateur dans une boucle de redémarrage (de quoi transformer un portable neuf en presse-papiers haut de gamme). Tous les Googlebook embarquent au moins 16 Go de mémoire vive et une puce dédiée à l’IA de plus de 40 TOPS. Google revoit pourtant la façon dont l’IA embarquée occupe cette mémoire, afin de stabiliser le multitâche sur les modèles d’Acer, d’Asus et de Lenovo. Le navigateur gagne enfin en stabilité lorsqu’une session accumule les onglets.
Avec des écouteurs Bluetooth, le son se décalait de l’image sur le HP Googlebook 14 et sur le modèle de Dell, réservé pour l’instant au marché américain. Les appareils auditifs Bluetooth peuvent désormais servir de sortie audio. La mise à jour corrige également une barre des tâches qui disparaissait après le débranchement de plusieurs écrans externes, ainsi qu’un son de Netflix qui continuait de jouer sur un moniteur resté noir. Le terminal Linux gère mieux les sessions SSH et préserve les fichiers de l’environnement Linux pendant les mises à jour du système.
Le déploiement se fait par vagues sur les cinq modèles de la gamme, signés Acer, Asus, Dell, HP et Lenovo. Pour vérifier sa disponibilité, il faut passer par les Paramètres, rubrique Système, puis le menu des mises à jour.
Un mois à rattraper le retard sur ChromeOS
Dès les premières semaines, des testeurs ont relevé des fonctions manquantes et des régressions par rapport à ChromeOS, le système que le Googlebook doit remplacer. La configuration initiale réclamait trop d’étapes et laissait un code QR affiché à l’écran une fois le téléphone associé. Surtout, les smartphones Samsung restaient exclus des fonctions de continuité, comme la reprise d’une tâche d’un appareil à l’autre ou la synchronisation des notifications.
Google a réagi avec une mise à jour des services Google Play pour alléger la configuration, et a annoncé la compatibilité des Galaxy sous Android 17 et One UI 9.0. En octobre, Chrome 156 a apporté quatorze améliorations pensées pour ces machines, pendant que d’autres défauts du navigateur disparaissaient discrètement, sans mise à jour visible pour l’utilisateur. Une correction a aussi mis fin au scintillement des applications web installées.
Google a déjà fixé à la mi-2034 la fin des mises à jour de ChromeOS, au profit du Googlebook. Aux États-Unis, la gamme démarre à 899 dollars, tandis qu’en France l’entrée de gamme s’affiche à 1 099 euros avec l’HP Googlebook 14.
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