De courges et d’ingérence
Depuis vendredi, l’histoire d’une possible ingérence dans le processus électoral québécois anime la campagne de la Coalition avenir Québec (CAQ). Vendredi midi, la cheffe Christine Fréchette s’est d’abord montrée fort préoccupée. Elle a affirmé détenir des «informations sérieuses sur de possibles risques d’ingérence étrangère dans l’élection québécoise».
Six heures plus tard, après une visite dans une résidence de personnes âgées, elle avait adouci son discours. Il n’y a rien qui soit «de nature à craindre pour l’intégrité du processus électoral québécois », a-t-elle alors dit.
Samedi, son ton avait encore changé. Cette fois, elle a déclaré qu’ «il y a des analyses [en cours] parce que il y a un risque en lien avec l’intégrité de notre processus électoral».
Devant elle, les journalistes se sont interrogés: quelle Christine Fréchette devait-on croire? Celle de vendredi midi, de vendredi après-midi ou de samedi matin? Devant tant d’options, comment faire un choix?
Parlant de variétés, mais dans un tout autre ordre d’idées, la caravane caquiste a fait un arrêt chez Courges et cie, à Gatineau. Sous le soleil, plusieurs familles cueillaient citrouilles, potirons, potimarrons.... Le propriétaire, Philippe Thompson, a pointé du doigt une citrouille rose, dont la vente permet en partie de financer la lutte contre le cancer du sein. Pur hasard, Mme Fréchette était justement sur place pour annoncer des changements dans les politiques de dépistage de certains cancers.
Citant les propriétés de conservation des cucurbitacées, M. Thompson a expliqué qu’une courge, «c’est bon en septembre, très bon en octobre et excellent en novembre». Vu le scrutin prévu le 5 octobre, cet adage s’applique-t-il à la politique? À cette question, la cheffe de la CAQ a répondu par un rire franc!
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