ESPN DeportesChepo de la Torre: No pagamos el precio por ser los mejoresESPNRice bests Boone's belief by slugging homers 40, 41The Jerusalem PostIsrael Election 2026: What does Itamar Ben-Gvir's Otzma Yehudit stand for?InquirerEx-DPWH exec in Zaldy Co case to cite lack of equipment as defenseBollywood HungamaKaran Johar’s Rs. 480 crore jump: How he went from 5th to 4th on Hurun’s Bollywood Rich ListRTP DesportoDinis Ferreira vice-campeão do mundo de triatlo de junioresPunchJUST IN: Anthony Joshua, Tyson Fury to fight in Cardiff December 11Complete SportsNFF To Celebrate Simon’s 100th Super Eagles AppearanceGlobal NewsKenneth Law’s sentencing hearing to hear from more victims’ familiesWirtualna PolskaMetropolita przemyski apeluje o modlitwę w intencji ofiar z Jarosławian-tv"Es ist beängstigend": Ex-England-Stürmer Carroll: "Wurde sexuell missbraucht"Interia"Będzie ukarany z całą surowością". Premier reaguje po tragedii w klasztorze
The Daily Newsstand · Free, Always
Thursday, September 24, 2026

Procès de Nicolas Ullens pour le meurtre de la baronne : « Myriam a, à plusieurs reprises, mentionné que Nicolas lui faisait peur » (direct)

Translate
Nicolas Ullens
Nicolas Ullens - BELGA
Image auteur par défaut

Suivre Sudinfo sur Google

Plus de trois ans après la mort de Myriam Lechien, abattue devant sa villa d’Ohain, Nicolas Ullens de Schooten comparaît ce jeudi devant la cour d’assises du Brabant wallon. L’ancien agent de la Sûreté de l’État, âgé de 61 ans, devra répondre de l’assassinat de sa belle-mère. Deux semaines d’audience sont prévues à Nivelles.

Le direct

> Le fils de la victime, Gilles Lemaire a également été entendu à trois reprises, les 3 avril, 7 août et 10 octobre 2023. L’audition du 3 avril 2023  : Le fils de la victime explique qu’il partage son temps entre Paris et la résidence de sa mère où il séjourne régulièrement. Le jour des faits, il se trouvait à Londres et a été informé des événements en fin de matinée par une connaissance. Il précise avoir un contact téléphonique régulier avec sa mère, en général tous les trois jours. La veille des faits, il avait tenté de la joindre sans succès, et le matin même, elle lui avait envoyé un message indiquant qu’elle l’appellerait dans la soirée. Le témoin relate que la relation entre la victime et son époux Guy était harmonieuse et empreinte d’affection. Selon lui, ils s’entendaient très bien et formaient un couple soudé. La victime évoquait toutefois une certaine inquiétude liée à leur différence d’âge (17 ans), redoutant que Guy ne décède avant elle.

Le fils de la victime met en avant l’implication importante de sa mère dans des activités humanitaires et sociales : elle a œuvré au Népal dans des orphelinats, dirigé une fondation d’aide psychologique pour des personnes atteintes de cancer, et fondé une organisation de soutien pour les familles de guides de montagne décédés. Elle dirigeait également une marque de vêtements, mais avait récemment exprimé son souhait d’y mettre fin afin de se consacrer davantage à sa vie familiale, notamment à son mari et à ses petits-enfants.

Le témoin retrace son enfance dans un environnement familial modeste mais soudé, marqué par la séparation de ses parents alors qu’il avait cinq ans. Il continue à vivre avec sa mère et sa sœur, tout en rendant visite à son père un week-end sur deux. Malgré les moyens limités, il décrit une atmosphère chaleureuse, largement soutenue par la présence régulière des grands-parents maternels, très investis dans leur quotidien. Le fils de la victime explique que, après la séparation, sa mère s’est fortement investie dans son travail en lançant un snack avec des proches. Cette période est associée à des souvenirs heureux, même si sa mère était souvent absente en raison de sa charge de travail. Elle restait néanmoins très attentive à ses enfants, assurant leur éducation avec bienveillance et sans recours à la violence, tout en s’appuyant sur le grand-père pour certains aspects scolaires.

Le témoin décrit la dégradation progressive de la relation avec Christian à l’adolescence, dans un contexte de tensions économiques et d’évolution personnelle de sa mère. C’est à cette période qu’elle rencontre Guy. Leur relation débute de manière discrète et secrète, étant donné que Guy est encore marié, mais elle est décrite comme un coup de foudre intense. Le fils de la victime explique que cette relation avec Guy évolue après une phase de rupture et d’hésitation, au terme de laquelle Guy quitte son épouse pour s’installer avec sa mère. L’intégration dans le cercle familial élargi se fait progressivement et de manière imparfaite, notamment en raison de tensions persistantes avec les enfants de Guy. Le témoin précise que les relations entre sa mère et les enfants de Guy sont caractérisées par une grande instabilité, oscillant entre périodes d’apaisement et conflits. Certaines tensions sont plus marquées avec certains enfants, notamment Nicolas, et des menaces ou comportements hostiles sont évoqués, bien qu’ils soient principalement rapportés indirectement.

Gilles Lemaire revient sur les tensions persistantes au sein de la famille élargie, en particulier avec les enfants de Guy. Il mentionne des menaces rapportées par sa mère et des documents retrouvés évoquant des conflits, tout en précisant ne pas avoir été directement témoin d’actes concrets. Il souligne également que sa mère exprimait parfois des inquiétudes pour sa sécurité.

Le témoin explique avoir sollicité une nouvelle audition afin de réagir à des articles de presse qu’il juge particulièrement virulents et blessants à l’égard de sa mère. Avec sa sœur, il conteste fermement le contenu de ces publications, notamment un article précis, et indique avoir entrepris des démarches par l’intermédiaire de son avocat pour vérifier d’éventuels liens entre l’auteure et une personne impliquée dans le dossier. Une réponse publique a également été publiée afin de rétablir certains éléments. Le fils de la victime conteste formellement plusieurs affirmations relayées dans la presse, notamment l’idée que sa mère aurait voulu placer Guy ou s’installer à Dubaï. Il affirme au contraire que le couple envisageait de s’installer en Suisse pour des raisons de confort de vie, liées notamment à l’état de santé de Guy. Il insiste sur le fait que sa mère était très investie dans le bien-être de son compagnon et refusait de déléguer sa prise en charge.

Le témoin déplore une forme d’hypocrisie sociale, indiquant que certaines personnes critiques aujourd’hui étaient auparavant présentes et bénéficiaires de l’hospitalité de sa mère lors d’événements ou voyages. Il estime que l’image de sa mère est déformée par un prisme négatif systématique. Le fils de la victime met en avant les engagements humanitaires et les actions positives de sa mère, regrettant que seule la dimension négative, notamment liée à un échec commercial, soit retenue. Il conteste la vision dramatique présentée par certains, rappelant l’existence de moments familiaux heureux et de relations parfois apaisées. Le témoin décrit ses relations personnelles avec les enfants de Guy comme globalement cordiales, voire positives avec certains d’entre eux, notamment Yves et Philippe, avec qui il a partagé des moments d’échange et de proximité, notamment lors de voyages. Le fils de la victime indique qu’il souhaite proposer plusieurs témoins de moralité afin d’apporter un éclairage différent sur la personnalité de sa mère et son comportement.

> L’audition (par vidéo-conférence) de Laurent Degryse (beau-fils de la victime et époux de Virginie Lemaire) du 10 novembre 2023 : Le témoin relate son intégration rapide au sein de la famille après sa rencontre avec la fille de Myriam, décrivant un accueil chaleureux tant de la part de celle-ci que de Guy. Il insiste sur la personnalité de Myriam, perçue comme charismatique, élégante, généreuse et profondément attachée à sa famille. Elle accordait une grande importance au bonheur de sa fille et a immédiatement soutenu leur union. Il souligne également la qualité de la relation qu’il entretenait avec Guy, avec lequel il a développé des activités professionnelles importantes, notamment dans l’immobilier puis dans des investissements plus larges. Il précise que, malgré la proximité et la complicité, Guy restait toujours le décideur final, notamment sur les questions financières, ce qui selon lui contredit l’idée que Myriam aurait exercé un contrôle ou dilapidé des ressources. Le témoin décrit le couple formé par Guy et Myriam comme extrêmement uni, fusionnel et interdépendant. Myriam jouait un rôle essentiel d’équilibre, apportant une dimension sociale et relationnelle aux projets de Guy, qu’il s’agisse d’initiatives artistiques, comme le musée en Chine, ou d’actions caritatives, notamment au Népal. Elle était très impliquée, active dans la sélection des équipes et présente aux événements marquants. En parallèle, il évoque des tensions anciennes et persistantes entre Guy et ses enfants issus d’un premier mariage. Bien que des efforts aient été faits pour maintenir des liens, la relation restait difficile et source de souffrance pour le couple.

Laurent Degryse précisant dans son audition : « Myriam a, à plusieurs reprises, mentionné que Nicolas lui faisait peur. Ils étaient inquiets du fait que Nicolas pouvait être violent. Ils l’ont exprimé (Guy et Myriam). Je crois me souvenir qu’à un moment donné, c’était tellement tendu qu’ils en ont fait une déclaration à la police ou à un notaire ou quelque chose comme ça ».

> Interrogée sur l’accusé, la fille de Myriam Lechien, Virginie Lemaire, évoque une perception négative de ce dernier, présenté comme instable. Elle indique au cours de cette audition : « elle m’a souvent dit avoir peur de paroles ou d’actes de Nicolas ou de Brigitte. C’est avec eux deux qu’il y avait le plus de tensions, elle avait des angoisses pour elle et pour moi par rapport à eux deux. Je ne sais pas pourquoi pour moi et pas pour mon frère (…) ». Elle précise : « Elle m’a dit, qu’il pourrait finir un jour par venir avec une arme et tirer sur eux. Pour moi c’était impensable. Elle a toujours dit qu’il y avait quelque chose en lui qui la mettait mal à l’aise et inconfortable, qu’il ne l’aimait pas, qu’il trouvait qu’elle avait brisé sa famille ». Elle rapporte également que celle-ci anticipait, en cas de disparition de son mari, d’importantes difficultés avec ses enfants sur le plan patrimonial.

> Guy Ullens ajoute que la venue de son épouse a été très mal perçue par sa famille et que cela lui était très pénible. Il indique avoir voulu apaiser les tensions familiales mais sans succès. Il termine son audition par ces mots : « Et maintenant je l’ai perdu. J’avais une belle relation avec ma femme. Nous faisions tellement de belles choses avec elle »

> Guy Ullens ajoute : « Mon ressenti est qu’elle n’est pas inoffensive à ce moment-là. Je vais vers lui . Et il me semble qu’il va vers moi en même temps. Arrivé à sa hauteur je lui donne un coup de poing. Je ne saurais plus vous dire comment ça se passe mais il tombe. Je lui donne alors un coup derrière l’oreille droite avec mon poing droit. Il se relève alors. Il m’agrippe par les vêtements. Il me tient non loin de mon cou, quelque part près de mon col. Il me saisit et me fait tomber au sol. En fait il me secoue et je tombe par terre. Je regarde comment repartir dans le combat, je vois qu’il part. Je crois qu’il part en courant mais sans certitude ».

> Guy Ullens tente de sortir de la voiture mais il n’en a pas le temps, l’accusé est déjà à la hauteur de la portière de la victime. Il précise qu’il voit alors son fils armer son revolver sur le chemin entre sa voiture et la portière (il va mimer le geste devant les enquêteurs : mouvement de la glissière qu’on arme vers l’arrière et qu’on laisse revenir en avant). Au moment où il tente de sortir de la Golf, il entend les détonations, il précise que cela va très vite, qu’il est affolé. Il sent un projectile sur sa jambe gauche alors qu’il est encore dans la voiture. Il entend 5 détonations, un bruit terrible mais pas de voix ni de cris, il ajoute : « je crois que ma femme a été tuée du premier coup. Je pense que c’est pour ça que je n’ai pas entendu de cri. Je sors de la voiture, je vois le verre partout dans la voiture. Je me rends compte que ma femme est morte ». Guy Ullens s’avance alors vers l’accusé, il précise qu’il craint qu’il lui tire dessus parce qu’il a toujours l’arme dans la main.

> Guy Ullens et la victime quittent la maison pour faire des courses, ils prennent le véhicule de marque Golf, c’est la victime qui conduit (le témoin indiquant qu’au vu de son âge c’est de plus en plus souvent son épouse qui prend le volant). La voiture s’engage dans la rue, le témoin aperçoit un autre véhicule au croisement, cette voiture se dirige vers eux à vive allure et les emboutit au niveau gauche. Guy Ullens en déduit que cette voiture les attendait. Il précise qu’il n’a pas eu le temps de parler avec son épouse et que quand son fils est sorti de la voiture, il avait déjà son revolver en main.

> Le père Guy Ullens revient alors sur le déroulé des faits, indiquant que son fils, est arrivé chez eux le matin. Ils ont discuté tous les deux, son fils lui reprochant la manière dont il avait été traité toute sa vie. Le témoin indique que son fils est quelqu’un qui a raté sa vie, qu’il est aigre et agressif. Il précise : « je ne le savais pas encore mais il était en train de penser à l’exécution de ma femme ». Le témoin indique qu’il a écouté son fils puis qu’il est parti rejoindre son épouse qui se trouvait dans la cuisine. Il précise se souvenir que son fils savait manier les armes car il était allé chez les paras. Il parle également à plusieurs reprises de Didier Reynders, en précisant que son fils l’aurait agressé.

> Tous les autres mouvements bancaires sur les différents comptes correspondent à des dépenses de la vie courante. Sur plusieurs des comptes bancaires analysés par les enquêteurs, des retraits en espèces importants ont été observés, entre 2014 et 2023 : 376.214 € sur un compte ING ; 262.739 € sur un compte CBC et 199.005 € sur un compte KBC. Ces retraits en espèces entre 2014 et 2024 s’élèvent à près de 837.000 €.

> De l’étude de ces différents comptes, il apparaît que Guy Ullens a versé, sous forme de dons, la somme de 7.568.534 € et ce entre 2000 et 2021. Ces dons sont à destination de l’accusé et de ses enfants (Arthur, Félix, Louise et Douglas). Un compte d’épargne auprès de la même banque présente un solde de 237.397 € en 2014 et qui sera clôturé en 2018 (le solde diminuera régulièrement au fil du temps). Un 2ème compte épargne ouvert au nom de l’accusé reprend les versements de provenant d’un compte en Suisse, un total de 951.531 € est versé sur ce compte en 2016.

> Les enquêteurs ont procédé à l’analyse des différents comptes bancaires ouverts en Belgique par l’accusé. Auprès de la banque ING, onze comptes ont été ouverts au nom de l’accusé. Rien de particulier n’est à signaler concernant ces comptes bancaires. Un compte a également été identifié auprès de la banque Belfius. Celui-ci reprend essentiellement des participations liées aux activités de chasse. Concernant la banque CBC, un compte a été ouvert et utilisé principalement pour percevoir des revenus provenant d’investissements bancaires. Le solde le plus élevé enregistré sur ce compte s’élève à 133.364 €.

> « La pensée m’est passée de mettre fin à mes jours. Et puis, j’ai décidé d’aller me livrer, de me rendre au poste de police qui était tout près. J’ai glissé le pistolet, à un moment ou à un autre, dans le holster cette fois-ci et je me suis rendu. Je suis remonté dans la Dokker, j’ai fait marche arrière et je me suis rendu au poste de police. » L’accusé est ensuite interrogé sur différents appels téléphoniques passés aux alentours des faits. Il s’agit essentiellement d’amis, de membres de la famille ou de son épouse.

> « Ensuite, les séquences de tir se poursuivent et il y a mon père qui commence à hurler. Ça peut paraître bizarre, mais j’espère que je ne vais pas repleurer. Même à 58 ans, votre père, c’est votre père et, entendant son cri suppliant m’incitant à arrêter de tirer, je pense que j’arrête quelques secondes parce qu’il crie. La colère remonte, je pense que je tire encore. Vous dire la séquence, le nombre de balles, je pense qu’on le verra à la reconstitution. Il recrie et je pense que ce sont ses suppliques qui mettent fin à la séquence de tirs. Vous me demandez où se trouve mon père lorsque je tire la première fois : il se trouve sur la place passager et il hurle. C’est une séquence abominable. (…) Comble du gore, mon père me demande de le tuer. »

> « Je contourne le véhicule par l’arrière pour me porter à hauteur de la portière de Myriam qui, elle, avait ouvert sa fenêtre de quelques centimètres. Là, je la vois me regarder avec un masque de mépris dont elle a le secret, avec un mépris infini. Et là, le passage à l’acte, on y est. C’est la minute fatidique où il y a passage à l’acte. En l’occurrence, je sors le pistolet et là, il y a passage à l’acte. Vous avez l’impression d’être en dehors de votre corps, de ne rien pouvoir y faire, que… silence… il n’y a plus que la colère qui dicte vos actes et le premier coup de feu a lieu. »

> Il poursuit : « À votre question de savoir ce que je veux dire par là, je vous réponds que la colère monte, la colère devient irrésistible. Vous avez l’impression de ne plus être dans votre corps et, tout à coup, ça lâche. Là, je prends le sac qui se trouvait à l’arrière du Dokker et je m’équipe. Vous me demandez de quelle manière : je vous explique que je tire ma ceinture, je pense, de mémoire, d’abord le porte-chargeur, j’y mets un chargeur qui est plein, j’engage ensuite le holster et je remets ma ceinture. Vous me demandez si le moteur de mon véhicule est coupé à ce moment-là : je ne saurais pas vous dire. »

> Le déroulement de la visite correspond aux premières déclarations de l’accusé. Il confirme avoir embrassé son père et sa belle-mère. Il a quitté la maison et indique : « Dans un premier temps, mon seul sentiment était le désespoir. Le désespoir de perdre mon père, définitivement, le désespoir de l’injustice. Soudainement, la colère est venue. J’ai fait demi-tour. Dans un premier temps, je fais marche arrière puis demi-tour dans la rue du Champ d’Alvau et je me positionne au coin de cette rue. Là, les digues lâchent. »

> Il relate le déroulé chronologique d’une journée qui commence de manière habituelle. L’accusé décide de se rendre au centre de tir puis, passant devant chez son père, prend l’initiative de lui rendre visite à l’improviste. Néanmoins, il précise qu’il a pris le véhicule Dacia pour montrer à son père qu’il ne roulait pas sur l’or.

« C’est aussi, en quelque sorte, un élément matériel, à l’instar du mini Glock. Si j’avais un tant soit peu prémédité mon acte, j’aurais pris une artillerie plus lourde, j’aurais pris une arme illégale indétectable et je n’aurais pas pris un Dacia Dokker avec ma plaque devant des caméras de surveillance. Je vous dis tout ça parce que ça fait trois semaines que je vois “assassinat” marqué sur mon mandat d’arrêt et que ça me fait réagir. Il y a trois semaines que je ne dors plus et que j’ai le temps de gamberger. »

  • Il va indiquer aux enquêteurs qu’il a pris cette arme lorsqu’il a quitté son domicile. Il l’a chargée et l’a chambrée. Il s’est également muni d’un holster et d’un porte-chargeur. « Cela me court à travers la tête depuis environ trois semaines, depuis que j’ai vu que madame la juge m’avait inculpé d’assassinat. Si j’avais voulu préméditer mon acte, je n’aurais pas pris un baby Glock. J’aurais attendu que mon GP soit réparé. Quitte à préméditer, autant prendre une arme qui a une grosse puissance de feu. »
  • Le 19 avril 2023, l’accusé est longuement réentendu. Il explique pour quelles raisons (liées à son emploi à la Sûreté de l’Etat), il a commencé à porter régulièrement une arme à feu. Il y en avait également une à côté de son lit. Il indique que cette arme était un Glock, et ce pour plus de discrétion.
  • Un rapport d’expertise portant sur une arme de marque FN Herstal Luger a été déposé le 17 juillet 2023 par l’expert Chabotier. Ce dernier indique, dans ses conclusions, que le pistolet n’est pas en état de fonctionner. Des bavures sont présentes sur la tête de la tige-guide du ressort récupérateur, empêchant la mise en place correcte de cette tige-guide et, par conséquent, le remontage complet de l’arme afin d’assurer son fonctionnement opérationnel. Une réparation est nécessaire pour permettre le fonctionnement de l’arme.
  • Le 29 mars 2023, l’expert indique avoir constaté que le corps de la victime était affaissé sur le siège conducteur, la tête penchée vers l’avant et vers la droite du véhicule. La vitre de la portière avant gauche présente un groupe d’impacts balistiques. La vitre du conducteur était baissée. Six douilles ont été retrouvées au sol, derrière le véhicule (l’une d’elles sera retrouvée par un témoin sur le toit de la voiture), et l’un des projectiles a été retrouvé dans le véhicule. L’examen des douilles met en évidence qu’elles ont toutes été tirées par la même arme, à savoir un Glock. Les munitions sont des 9 mm Luger (Parabellum) de fabrication Winchester.
  • L’arme saisie était chambrée d’une cartouche et le second chargeur était garni de six cartouches. L’arme utilisée a été analysée : il s’agit d’un pistolet semi-automatique de marque Glock, de calibre 9 mm Luger (Parabellum). L’arme était en parfait état de tir, de conservation et d’entretien. L’expert a également analysé, d’un point de vue balistique, les éléments issus de l’autopsie de la victime, Myriam Lechien.
  • Les conclusions du rapport. Le rapport daté du 8 juin 2023 de l’Institut national de criminalistique et de criminologie indique, dans ses conclusions : « Les investigations toxicologiques effectuées sur les prélèvements sanguin et urinaire du nommé Nicolas Ullens de Schooten n’ont pas mis en évidence de consommation d’alcool éthylique. D’autre part, aucune substance médicamenteuse ou stupéfiante n’a été identifiée dans ces échantillons. »
  • Le rapport d’autopsie retient six trajectoires sur le corps de Myriam Lechien. Deux balles dans le crâne et cinq dans le haut du corps, dont une a atteint le cœur. Le décès a été constaté à 11 h 16, soit moins d’une demi-heure après les tirs de Nicolas Ullens.
  • 11h35> L’audience reprend avec la lecture des expertises médico-légale
  • 11h25> L’audience vient d’être suspendue une dizaine de minutes
  • Les parties civiles, soit les enfants de « Mimi » et Geneviève, la sœur, sont aussi présents ce jeudi matin.
  • Nicolas Ullens est présent dans le box des accusés. Ses proches, dont sa femme Marie, se trouvent dans le public.
  • Un membre du jury a dû être remplacé ce matin. Il a dès lors été remplacé par la première suppléante. « Le 6e juré est dans l’impossibilité de siéger pour des raisons médicales antérieures à la constitution du jury avec une incapacité de travail à 100 % », a détaillé le président de la cour, Pierre Delcour. 
  • Cette première journée débute par la lecture de l’acte d’accusation, avant l’interrogatoire de l’accusé.

Le rappel des faits en vidéo

de videos

Le rappel des faits

Tout remonte au 29 mars 2023. Ce matin-là, Nicolas Ullens s’était rendu au domicile de son père, le baron Guy Ullens, et Myriam Lechien. La conversation avait porté sur la famille et l’argent, sans éclat apparent. Après avoir quitté la maison, il avait récupéré dans sa camionnette un pistolet Glock 9 mm.

Quelques minutes plus tard, il avait attendu le couple à la sortie de la propriété, percuté leur voiture pour leur barrer le passage, puis ouvert le feu à six reprises sur sa belle-mère. Myriam Lechien, 70 ans, était morte sur le coup. Guy Ullens avait été légèrement blessé.

L’accusé reconnaît avoir tiré, mais nie avoir prémédité son geste. Il comparaît pourtant pour assassinat, soit un meurtre commis avec préméditation. Cette question devrait être au cœur des audiences.

Car derrière les six coups de feu se dessine aussi l’histoire d’une famille profondément divisée. Autrefois proches, Nicolas Ullens et son père se seraient peu à peu éloignés. Le fils avait le sentiment d’avoir été relégué au second plan au profit de Myriam Lechien et de ses enfants.

L’argent traverse également le dossier. Longtemps considérée comme l’une des familles les plus aisées de Belgique, la famille Ullens disposait d’une fortune estimée, à son apogée, à quelque 3 milliards d’euros. Nicolas Ullens reprochait à Myriam Lechien d’en avoir dilapidé une partie.

Une voix essentielle manquera toutefois pour éclairer ces fractures, celle de Guy Ullens. Présent au moment des tirs et directement mêlé aux différends familiaux, le baron est décédé en avril 2025, à l’âge de 90 ans.

Les parties civiles ont déjà prévenu qu’elles ne voulaient pas voir le procès de Nicolas Ullens se transformer en celui de Myriam Lechien. Elles entendent notamment éviter que la victime ne soit enfermée dans le rôle de la « méchante belle-mère », rendue responsable des dissensions au sein du clan.

La cour sera présidée par Pierre Delcour.

Contenus sponsorisés

Nos incontournables

CT_voitures_230926_ok.jpg
Infographie

Audi Q7, Volvo XC90, BMW i5… La facture à plus de 640.000 euros par an des voitures de nos ministres

0de65cff-6e8f-4c96-b368-66699a300039.png

Ils avaient fait fortune grâce à l’IPTV illégale : la justice les rattrape, le couple condamné à payer 300.000 euros !

Christophe va devoir s’expliquer devant le tribunal.
Exclusif

Scandale à la police de Herstal : Christophe, inspecteur principal, visé par sept plaintes pour agression sexuelle sur ses collègues féminines, il est renvoyé devant le tribunal !

Pascal assure n’avoir jamais donné son code secret.
Via alertez-nous

« Je me suis fait arnaquer de 168.000 euros » : après un achat à 38 euros sur Amazon, Pascal, de Virton, a presque tout perdu (vidéo)

Les panneaux solaires ne fonctionnent pas correctement.

« Des pertes pour près de 50.000 euros » : des travaux de rénovation et le remplacement de panneaux solaires virent au cauchemar pour un couple de Jemeppe-sur-Sambre !

Le couple commence à perdre espoir.
Témoignage

« Il envoie 100 C.V. chaque semaine, on perd espoir... » : un an après avoir été expulsé du chômage, Antonin, Binchois de 23 ans, n’arrive pas à retrouver un emploi

ct arizona 20092026_3 2.jpg

Indexation, TVA, soins de santé, économies... : voici ce que vous prépare Bart De Wever pour la grande bagarre des 10 milliards

Voir plus

Vidéos

Téléchargez notre nouvelle appli Sudinfo A ne pas rater
CT - Canicule Trullemans- 120626.jpg

Une situation rarement vue : la Belgique va de nouveau suffoquer, Luc Trullemans annonce un épisode de chaleur exceptionnel… et plus de 30 ºC !

RTL Belga.jpg

Une toute nouvelle émission dérivée de « Cauchemar en cuisine » débarque sur RTL : voici le concept surprenant

Copie de Copie de Copie de loic cuisine (31).jpg

« Mask Singer » : deux enquêteurs emblématiques quittent le programme de TF1

Copie de Copie de Copie de Copie de Copie de loic cuisine (22).jpg

« C’est là qu’il m’a avoué… » : Oksana dévoile les coulisses de son rendez-vous secret avec Loïc, avant leur speed dating dans « L’amour est dans le pré » sur RTL tvi

iStock-2157356950.jpg

Cette version surprenante du Nutella ne devait pas arriver chez nous avant plusieurs années : elle est pourtant déjà en Belgique, voici où la trouver

Juste pour vous

Bruxelles Faits divers

Illustration

Le drame bouleverse le quartier de Fort-Jaco : une locataire met fin à ses jours le jour de son expulsion, « personne n’a ouvert malgré les bruits »

Le lieu des faits

« Ça paraît bizarre, on attend les conclusions de l’enquête » : Jens, 33 ans, retrouvé égorgé dans son lit au Foyer Georges Motte de l’Armée du Salut

La macabre découverte s’est faite aujourd’hui

Tragique découverte ce lundi à Bruxelles : un corps retrouvé sur le boulevard d’Ypres, le parquet ouvre une enquête !

Michele Caputo tenait deux restaurants à Bruxelles.

Le terrible secret de Marisa était caché depuis des années sous un abri de jardin acheté chez Brico : une lettre anonyme a tout fait basculer, « tu comprendras quand tu seras plus grande »

Illustration

Grave incident cet après-midi à Jette : un homme grièvement blessé en chutant du deuxième étage

Le drame bouleverse le quartier de Fort-Jaco : une locataire met fin à ses jours le jour de son expulsion, « personne n’a ouvert malgré les bruits »

View the original on Sudinfo

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.