"Je suis tellement ravie de vous voir" : retour sur le premier concert parisien de Céline Dion après six ans d’absence

"Il y a une chose que je peux vous dire en trois mots : je vais bien. J’ai appris à vivre avec cette fragilité, à force de la côtoyer, je l’ai apprivoisée et j’ai décidé d’en faire la force de vivre", a lancé la star québécoise aux 30.000 spectateurs réunis à la Plenitude Arena de Nanterre, la plus grande salle couverte d’Europe.
Comme un symbole, ce concert de près de deux heures trente s’est ouvert sur la chanson "On ne change pas" et s’est conclu sur un "Je vous aime" de la star à ses fans. Les larmes aux yeux, la diva de 58 ans a dû s’arrêter momentanément de chanter pendant le premier titre. "C’est bien sûr des larmes de joie, je suis tellement ravie de vous voir", a-t-elle dit aux spectateurs. "J’y croyais, j’y croyais. Et voilà, le soleil est là, le soleil est devant moi. Alors, ce soir, je veux chanter pour vous, chanter pour moi, chanter la vie", a-t-elle lancé.
Premier concert de Céline Dion à la Plénitude Arena de Nanterre, le 12 septembre 2026/ © Thomas SAMSON / AFP
Parterre de personnalités
Les premiers morceaux ont à certains instants manqué de justesse, l’artiste étant submergée par l’émotion. Mais, très vite, elle a pris les rênes du spectacle, poings fermés en signe de victoire ou bras déployés comme les ailes du phénix auquel ses admirateurs la comparent. Chignon serré, elle est apparue tour à tour en robe bustier noire, manteau à plumes roses ou robe au bustier cuirasse, comme un signe de sa combativité.

De même que les tenues, elle a enchaîné les chansons, 27 au total. En français, avec entre autres "Pour que tu m’aimes encore" et "J’irai où tu iras", deux classiques issus de son album "D’eux" (1995), créé avec la complicité de Jean-Jacques Goldman, son auteur-compositeur fétiche. Et en anglais, avec "My Heart Will Go On" ("Titanic", 1997), "I’m Alive" (2002) ou un poignant "All by Myself" (1996). Une chanson gravie comme on monte une montagne, jusqu’à son final suraigu, sous l’ovation de la foule. Elle s’est aussi muée en cantatrice pour reprendre un air d’opéra de Bellini. La star était accompagnée de choristes et d’un orchestre sur un plateau tournant, avec son directeur musical Scott Price au piano. Le tout dans un décor imposant mais sobre, qui braquait les regards sur elle.
Dans la salle se pressaient des célébrités, comme les animatrices Ophélie Meunier et Laury Thilleman, le danseur Guillaume Diop ou le comédien Vincent Dedienne, ainsi que la famille de l’artiste. Selon le journal Le Parisien, les hommes politiques Edouard Philippe, Gabriel Attal et Emmanuel Grégoire étaient là, tout comme Michelle Obama, épouse de l’ancien président américain Barack Obama.
"C’était extraordinaire, elle n’a rien perdu de sa voix", s’est enthousiasmée Nathalie, 58 ans, venue en famille de Poitiers. "Elle m’a fait pleurer", a glissé sa fille Laurie.
Chers billets
Depuis qu’elle a quitté Las Vegas pour la France fin août, la chanteuse aux plus de 260 millions d’albums vendus a enchaîné les répétitions en vue de ces retrouvailles. Pendant deux semaines, elle a aussi transformé le compte à rebours en une sorte de première partie inédite : apparitions presque quotidiennes, échanges avec des admirateurs devant son palace… Avec cette série de concerts, Céline Dion se trouve face à un nouveau défi de taille, après avoir surmonté en 2016 le décès de René Angélil, son imprésario, père de ses trois fils.
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