Crise politique : De Wever face aux présidents de partis, "trois jeunes coqs qui cherchent la bagarre"

Si la crise oppose bien différentes visions socio-économiques dans la majorité, les tensions entre le nord et le sud du pays ne seraient jamais très loin. Pour Wouter Verschelden, la dimension communautaire reste bien présente dans les négociations budgétaires. Il prend notamment l’exemple de la hausse de la TVA : "Du côté flamand, je pense que les résistances étaient beaucoup moins fortes. C’est simple, quand on gagne davantage, une telle hausse se fait simplement moins sentir dans le budget global". Ce serait aussi le cas sur les questions de la taxation des épaules les plus larges ou des voitures de société, qui toucheraient davantage la Flandre.
Un argument à nuancer pour Alain Gerlache qui considère cette binarité trop simpliste. Il rappelle notamment que le Hainaut et le Brabant-Wallon ou la Flandre occidentale et le Limbourg ne sont pas non plus confrontés aux mêmes réalités économiques. Pour lui, cette lecture communautaire servirait davantage à défendre les échecs de Bart De Wever : "Il y a sans doute en Flandre la volonté de sauver le soldat Bart De Wever en disant que ce n’est pas tellement sur l’économique qu’il est en train d’échouer, mais parce qu’il y aurait quand même de grands problèmes communautaires. Je ne pense pas que ce soit aussi simple que ça".
► Retrouvez ci-dessus l’intégralité de cette discussion dans le podcast de Matin Première.
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