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Sunday, September 20, 2026

Un métier sérieux sur France 2 : ce film avec Vincent Lacoste, Adèle Exarchopoulos et François Cluzet est-il tiré d’une histoire vraie ?

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Diffusé ce soir sur France 2, Un métier sérieux, centré sur l'enseignement dans un collège français, puise-t-il son inspiration dans une histoire vraie ?

Par Vincent Formica

En 2023, après Hippocrate, Médecin de campagne, Première année et la série Hippocrate, centrés sur l'engagement des soignants, Thomas Lilti s'est attaqué à la description d'un autre univers, celui de l'enseignement.

Pour l'auteur, raconter la vie d’un groupe de professeurs dans un collège s’est imposé à lui avec le désir de les observer pour mieux comprendre ce qui fait le sel de leur profession.

"Où puisent-ils leur motivation à enseigner dans cette adversité, dans une institution fragilisée ? Quels élèves ont-ils été ? Quels parents sont-ils devenus ? Qu’en est-il de leur vocation ?"

Porté par Vincent Lacoste, Adèle Exarchopoulos et François Cluzet, Un métier sérieux nous présente un groupe d’enseignants engagés et soudés : Pierre, Meriem, Fouad, Sophie, Sandrine, Alix et Sofiane.

Ils sont rejoints par Benjamin, jeune professeur remplaçant sans expérience et rapidement confronté aux affres du métier. À leur contact, il va découvrir combien la passion de l’enseignement demeure vivante au sein d’une institution pourtant fragilisée.

Tiré d'une histoire vraie ?

Si Thomas Lilti ne s'est pas inspiré d'une histoire vraie pour écrire Un métier sérieux, il s'est tout de même beaucoup documenté sur le milieu qu'il décrit pour rendre son film le plus authentique possible. Avant d’écrire la première ligne de scénario, le réalisateur a lu (et vu) le maximum de documents sur l'enseignement (essentiellement des témoignages).

"Je regarde des émissions de télévision, des journaux télévisés, des magazines de société mais je lis aussi des blogs, des revues, des essais de sociologie… Progressivement je m’immerge dans le sujet. En revanche, je ne m’inspire jamais d’œuvres de fiction."

Ce long travail préparatoire permet à l'auteur d’entrevoir progressivement son terrain de jeu comme s'il l'avait connu lui-même. Pour Thomas Lilti, c’est seulement à partir de cet instant que les personnages peuvent naître.

"Ils sont en général un mélange plus ou moins savant entre ce que je suis, l’acteur ou l’actrice auxquels je pense et des personnages aperçus au cours de mon travail de documentation. Je pense que le réalisme surgit de cette fusion approximative. Et le travail sur le plateau va dans ce sens également."

Le Pacte

Un collège, trois lieux

Par ailleurs, Thomas Lilti tenait à ancrer son film dans un collège "normal" qu’on ne voit presque plus à la télévision : un établissement de classe moyenne comme il en existe pourtant des centaines avec une population mélangée socialement.

"Mon collège de fiction n’est ni un collège difficile ni un collège d’élite. Je ne voulais pas faire d’Un métier sérieux un film sur une méthode pédagogique particulière mais bel et bien un film sur le métier d’enseignant."

Ainsi, le metteur en scène souhaitait que le public se projette dans ce collège où l’on peut tous s’identifier, afin de toucher à une forme d’universalité. Selon Thomas Lilti, Un métier sérieux n’est pas un film sur le "faire" mais un film sur le "être".

"Tourner dans un collège en période scolaire est très compliqué. J’ai donc recréé un collège en réunissant trois lieux différents. Les extérieurs dans un collège à Meudon, les classes dans un collège désaffecté de Vitry-sur-Seine et enfin la salle des profs et l’administration dans un collège à Pantin", a confié le réalisateur.

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