Manifestation et grabuge dans une école de Saint-Jérôme

L’École polyvalente de Saint-Jérôme a été le théâtre d’une manifestation vendredi dernier. Des élèves ont fait du grabuge, si bien que l’établissement a décrété une journée pédagogique lundi pour faire le point.
Publié à Mis à jour à
Sur les réseaux sociaux, des parents d’élèves ont partagé une lettre envoyée par l’école. Dans cette lettre signée par la direction de l’établissement, on rappelle les faits et les mesures prises par l’équipe-école pour remédier à la situation.
« Nous tenons également à être très clairs : aucun geste visant à perturber le fonctionnement de l’école ou à compromettre la sécurité des personnes qui s’y trouvent ne sera toléré », écrit-on dans la lettre.
Deux élèves ont été menottés et libérés ensuite, sans accusation, après que la police a rencontré des témoins. Le soulèvement n’a pas été revendiqué. Aucun porte-parole n’a été identifié.
L’école a décrété une journée pédagogique, lundi, pour éclaircir les circonstances des évènements de vendredi dernier.
Une situation prise au sérieux
Le directeur général du centre de services scolaire de la Rivière-du-Nord, René Brisson, a indiqué en entretien téléphonique à La Presse que la situation est prise au sérieux.
« La journée pédagogique d’aujourd’hui vise à prendre le temps de revenir sur les évènements de vendredi dernier, d’identifier les jeunes responsables et de faire un retour sur les rôles et responsabilités de l’équipe-école. »
M. Brisson a mentionné qu’il y aura des ajouts de personnel et d’agents de sécurité, qui pourront effectuer en cas de doute des fouilles aléatoires.
Quant à la possibilité que ce mouvement soit une réponse à ce qu’on voit en France, M. Brisson explique que le lien est spéculatif.
Nous sommes plus en présence d’élèves qui ont voulu perturber les cours.
M. Brisson a souligné que les jeunes identifiés encourent une suspension ou un changement d’école. Il invite les parents à rappeler à leurs enfants que des gestes d’une telle nature peuvent avoir de lourdes conséquences, notamment des accusations criminelles.
La police aux aguets
La police de Saint-Jérôme est également appelée en renfort aux abords de l’école secondaire.
Jointe par La Presse, la porte-parole du Service de police de Saint-Jérôme Mélanie Beauchamp indique que le corps policier est bien au courant des appels à la mobilisation « Blocus au Québec », semblables à ce que vit la France, qui circulent sur les réseaux sociaux.
Mme Beauchamp explique que des représentants du service de police participeront à une rencontre avec l’équipe-école de l’École polyvalente Saint-Jérôme pour mettre en place un plan d’action.
« Plusieurs parents nous ont envoyé des publications provenant des médias sociaux, voulant qu’il y ait un autre blocus le 20 octobre. Nous allons assurer une importante présence policière aux abords de l’école au cours de la semaine. »
Des enjeux de communication
Fannie Touchette est mère d’un adolescent de 15 ans qui fréquente l’école, en troisième secondaire. Il a été témoin de ce qui s’est passé vendredi dernier. Dans une conversation écrite, elle déplore le manque de communication de la part de la direction.
« Lors de cette manifestation, mon fils s’est fait voler son chandail et son téléphone cellulaire. Ce n’est pas la première fois qu’il arrive des évènements très préoccupants à cette école et la direction nous donne seulement de très vagues informations. »
Elle se dit préoccupée par tout ce qui se passe à l’école.
« Je sais que l’interdiction d’avoir un cellulaire en classe est très compréhensible, mais l’interdire en tout temps à l’intérieur des murs, lorsqu’on reçoit un courriel de l’école et aucune nouvelle de notre enfant durant des heures, c’est très anxiogène », écrit-elle.
Son fils craint-il le retour en classe demain ?
« Non, il est rendu comme habitué… Quand il était en secondaire 1 par contre, il a fait beaucoup d’anxiété à la suite des premiers évènements qu’il a vécus », admet Mme Touchette.
La polyvalente de Saint-Jérôme est la plus grande au Québec. Elle compte 3400 élèves, de la première à la cinquième secondaire.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.