Test du Beats 360 : le casque de sport qui va ringardiser vos écouteurs

Avec son Beats 360, la marque filiale d’Apple propose un casque circum-auriculaire innovant, misant sur la modularité et un design taillé pour le sport. Promesse de coussinets interchangeables, résistance à l’eau IPX4 et signature sonore dynamique : nous avons mis ce casque Bluetooth commercialisé à 350 euros à l’épreuve pour voir s’il tient toutes ses promesses au quotidien.
Beats veut révolutionner la façon dont nous portons nos casques au quotidien, et plus particulièrement à la salle de sport. Le constructeur américain dégaine son nouveau casque audio haut de gamme, le Beats 360, avec une ambition claire : proposer l’expérience la plus personnalisable possible sur le marché.

Commercialisé à 349,95 euros, ce modèle circum-auriculaire se distingue en effet par des coussinets et un revêtement d’arceau interchangeables. Sur le papier, il coche de nombreuses cases avec sa réduction de bruit active, son audio spatial et sa résistance à la transpiration. Mais face à une concurrence féroce sur cette tranche tarifaire, l’innovation formelle suffit-elle à convaincre ? Voici notre avis complet sur le Beats 360 après plusieurs jours de test.

Un design modulaire réussi et taillé pour l’effort
Dès le déballage, le Beats 360 affiche sa singularité et ses ambitions premium. Le design est une franche réussite, à la fois flexible et visuellement séduisant. Mais la véritable force de ce casque réside dans sa modularité. Beats propose en effet de remplacer très facilement, par une simple rotation, les coussinets des oreillettes ainsi que le revêtement de l’arceau.

Le casque est livré avec des coussinets « Performance Knit » en maille technique respirante, dont le motif est constitué de micro-fils pour assurer robustesse et légèreté. On peut ainsi varier les couleurs (quatre coloris de base sont proposés : noir, neige, rose et bleu ciel) et les matières en fonction de ses activités et de ses envies.

Il est d’ailleurs possible d’opter pour des coussinets optionnels en simili-cuir nommés UltraPlush pour un toucher plus classique. Ce sont ainsi 32 combinaisons qui sont possibles avec les six couleurs de coussinets et d’arceaux proposées (59,95 euros le kit, proposé à 9,95 euros au lancement du produit), voire 256 si l’on panache les couleurs du casque, des coussinets et de l’arceau.

Sur la tête, le confort est immédiat. Bien que nous n’ayons pas pour habitude de courir avec un casque — nous préférons généralement utiliser des écouteurs de sport pour ce type d’exercice —, le Beats 360 s’est révélé tout à fait adapté aux activités physiques. Il est léger (il ne pèse que 294,5 grammes) et tient extrêmement bien en place même lors de mouvements brusques. Pratique à l’usage : après une séance de sport intense, il suffit de remplacer les coussinets de sport par un jeu classique pour rester au sec. On apprécie d’ailleurs grandement ce tissu « Performance Knit » qui sèche très rapidement.
Autre atout pour les sportifs, l’appareil bénéficie d’une certification d’étanchéité IPX4. Protégé contre les éclaboussures et la transpiration grâce à une barrière d’étanchéité placée derrière le haut-parleur, c’est l’un des rares casques haut de gamme à pouvoir s’inviter sereinement à l’entraînement. Enfin, bon point pour les baroudeurs, le casque est pliable à plat pour faciliter son transport et est livré avec une housse souple et épaisse incluse dans la boîte, qui se ferme grâce à un système magnétique.
Des commandes ergonomiques, mais des oublis fâcheux
Côté commandes, Beats a fait le choix du tout physique plutôt que des surfaces tactiles. Les boutons, intelligemment placés à l’arrière des écouteurs, tombent parfaitement sous les pouces. Sur l’oreillette droite, on retrouve un bouton dédié à la lecture (lecture, pause, prise d’appels), surmonté d’une longue touche à bascule pour régler le volume. Du côté de l’oreillette gauche, la marque a intégré le bouton d’alimentation et un bouton spécialement alloué au basculement entre les différents modes d’écoute (réduction de bruit et transparence). L’ergonomie globale est satisfaisante et limite considérablement les fausses manipulations.

Cependant, là où le bât blesse sévèrement, c’est au niveau des fonctionnalités intelligentes. Le Beats 360 fait l’impasse totale sur le capteur de port ! Ce choix est tout simplement incompréhensible pour un casque audio vendu à ce prix-là : la lecture de votre musique ne se met pas en pause automatiquement lorsqu’on retire le casque de la tête, ce qui est vraiment dommage à l’usage.

De manière générale, il manque de fonctionnalités avancées si l’on compare son offre à celle des AirPods Max 2 d’Apple (vendu certes 230 euros de plus). On regrette par exemple l’absence de détection des conversations ou d’une réduction de bruit adaptative ajustant l’intensité en temps réel. Autre déception matérielle notable : il n’y a pas de support de l’audio via la prise USB-C, ce qui aurait pourtant été une excellente manière de profiter d’un son sans perte en filaire depuis un smartphone.

Une application et une connectivité irréprochables
Beats étant tombé depuis de nombreuses années dans le giron d’Apple, on s’attend logiquement à une intégration sans faille au sein de l’écosystème à la pomme. Grâce à une nouvelle puce propriétaire de 4e génération, c’est effectivement le cas.

Le Beats 360 bénéficie du jumelage en un clic, du basculement automatique et fluide entre les appareils iOS, iPadOS ou macOS, de la fonction de « Localiser », ainsi que de la commande vocale « Dis Siri » toujours active en mains libres.
Mais la grande force de Beats réside dans son refus de s’enfermer dans ce seul écosystème. Le casque bénéficie d’une application dédiée très complète pour Android (Beats App). Celle-ci intègre de nombreuses fonctionnalités parfaitement compatibles avec les standards du système d’exploitation de Google. On y retrouve ainsi l’association rapide « Fast Pair », le basculement audio, ou encore la compatibilité avec la fonction « Find My Device » pour localiser le casque. Le tout est propulsé par une connexion Bluetooth 5.3 robuste qui garantit une stabilité irréprochable au quotidien.
Une réduction de bruit solide et un mode transparent efficace
Pour nous isoler des nuisances extérieures, le Beats 360 embarque un arsenal de neuf microphones MEMS, dont huit sont alloués au système de réduction active du bruit (ANC). Selon le constructeur, cette technologie offrirait une réduction jusqu’à 1,75 fois supérieure à celle du modèle Studio Pro (qui reste au catalogue avec une baisse de prix à 299,95 euros).

Dans la réalité de notre test, le casque propose en effet une bonne réduction de bruit. Elle se montre efficace, même si elle n’est globalement pas au niveau d’excellence des AirPods Max 2. Les grondements graves dans les transports sont très bien gommés, mais le Beats 360 est un peu plus en difficulté sur les fréquences hautes qui parviennent davantage à traverser son isolation. Autre défaut gênant lors des sessions sportives en extérieur : avec la réduction de bruit activée, on entend nettement le vent s’engouffrer dans les micros.
Le constat est en revanche radicalement différent lorsqu’on bascule sur le mode transparence. Ce dernier est tout simplement excellent. Il restitue fidèlement et naturellement les sons ambiants, ce qui est extrêmement sécurisant pour rester parfaitement conscient de son environnement urbain lors d’une session de course à pied.

S’agissant du kit mains libres pour la gestion des appels, le bilan est positif. Le système utilise un micro directionnel dédié, aidé par les autres micros, pour isoler la voix. Il parvient à bien filtrer les bruits indésirables alentour, et même s’il dégrade un tout petit peu le naturel de la voix, celle-ci reste toujours parfaitement compréhensible pour notre interlocuteur au bout du fil.
Qualité audio : dynamique, mais bien détaillée
Pour assurer la partie acoustique de ce modèle 360, Beats a développé des transducteurs de 40 mm équipés de doubles aimants en néodyme. Selon l’équipe de Beats que nous avons pu rencontrer, il ne s’agit pas du tout du même modèle que celui des AirPods Max 2. Et à l’écoute, on ne s’y trompe pas : on retrouve instantanément la signature sonore Beats. Le profil est typiquement organisé en V, ce qui signifie que les basses et les aigus sont mis en avant au détriment d’une neutralité stricte. Le résultat ? Une qualité sonore résolument dynamique, qui se dédie particulièrement à l’écoute de musiques urbaines ou de musiques électroniques.

Toutefois, la marque démontre un savoir-faire en nette évolution. Si les basses sont percutantes et apportent une très bonne assise aux morceaux, le casque n’en demeure pas moins riche en détails. La distorsion est remarquablement bien maîtrisée, permettant aux médiums et aux voix de respirer correctement au milieu de cette signature énergique.
L’autre bon point provient de l’image stéréo. Le Beats 360 offre une très bonne spatialisation, y compris sur les pistes musicales classiques qui ne sont pas du tout mixées en Dolby Atmos. Évidemment, lorsque vous profitez de l’Audio spatial personnalisé avec le suivi dynamique de la tête (rendu possible grâce à l’accéléromètre et au gyroscope intégrés), l’immersion est encore renforcée.

Une endurance très confortable
Pour faire fonctionner tout cet équipement, Beats annonce jusqu’à 32 heures d’écoute musicale. Lors de notre test en conditions réelles, l’autonomie s’est effectivement révélée très bonne. Nous avons pu l’utiliser un peu plus de 29 heures avant qu’il ne rende les armes, le tout mesuré avec le volume sonore à la moitié. Un score solide qui permet de voir venir et d’affronter une grosse semaine de trajets quotidiens ou plusieurs marathons sportifs sans s’inquiéter du chargeur.

À noter que le Beats 360 intègre la technologie « Fast Fuel » de la marque. En cas de batterie à plat juste avant de partir pour la salle de sport, une simple recharge de 5 minutes branché en USB-C permet de regagner 1 heure de lecture.
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