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Sunday, November 8, 2026

Inde: Diwali, la fête des lumières célébrée dans un nuage de pollution

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New Delhi reste en ce moment la métropole la plus polluée au monde, selon le groupe suisse IQAir. Alors que la ville célèbre Diwali, la fête la plus populaire du pays, ce dimanche 8 novembre, un épais nuage de microparticules étouffe la capitale indienne. Face à l'urgence, les autorités imposent des restrictions strictes, traquent les moteurs polluants au profit des véhicules électriques. Mais pour les usagers, c'est trop tard.

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Avec notre correspondant à New Delhi, Abdoollah Earally

À l’arrière du tricycle électrique e-rickshaw qui se faufile dans les dédales de Delhi, Namrata et Ziya profitent de Diwali sans se soucier de l'air toxique.

Namrata s’y est habituée : « Je suis arrivée à Delhi en 2018. C’est le même scénario chaque année à cette période. C'est Diwali, mais rien ne change ». Quand on lui demande pourquoi elle ne porte pas de masque, Namrata répond qu'elle « a fini par s'y habituer, même si c'est terrible à dire. Cette pollution détruit notre corps et nos organes ».

Restrictions

Cet hiver, la ville impose des chantiers à l'arrêt et des restrictions pour les véhicules polluants.

Mais pour Ziya, ce plan d'urgence arrive après la bataille : « On sait chaque année que le pic arrive en novembre, et on n’agit qu'à ce moment-là. Ça ne sert à rien, il aurait fallu s’y prendre trois mois plus tôt. »

Pour Sangeeta, militante écolo, Delhi doit frapper plus fort et copier le modèle chinois : « Il faut des mesures radicales. Ces petits ajustements ne suffisent plus. Prenons exemple sur la Chine : ils ont réglé le problème à Pékin ou Shanghai. »

Face aux citoyens qui réclament la fin des véhicules thermiques au profit du gaz ou de l'électrique, la Cour suprême exige des sanctions contre l’automobile, jugée principale source de pollution.

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