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Tuesday, October 6, 2026

Interdiction des lunettes connectées : ce pays européen envisage de passer le cap

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Le gouvernement norvégien travaille sur un projet de loi visant à interdire les lunettes connectées équipées de caméras dans certains lieux publics. Ce projet de loi doit encore être présenté au Parlement norvégien. De leur côté, certains constructeurs de lunettes connectées tentent de rassurer.

Alors que les ventes de lunettes connectées explosent dans le monde, ce type de dispositif équipé de caméras suscite de plus en plus d’inquiétudes liées au respect de la vie privée. Depuis le 20 juillet dernier, les lunettes connectées sont interdites dans les 1 240 tribunaux de l’État de New York.

En France, le parquet de Paris a ouvert une enquête pénale à la suite d’une série de plaintes pour harcèlement sexuel. Aux Pays-Bas, une association de protection des consommateurs néerlandais demande purement et simplement l’interdiction des lunettes connectées Meta Ray-Ban. Il ne s’agit là que de quelques exemples : les lunettes connectées suscitent de réelles craintes. À un tel point que la Norvège envisage leur interdiction dans certains lieux.

Les lunettes connectées bientôt interdites dans certains lieux en Norvège ? 

Le gouvernement norvégien travaille actuellement sur un projet de loi visant à interdire les lunettes connectées équipées de caméras dans certains lieux publics : plages, parcs, centres commerciaux, écoles, garderies, établissements de santé, salles de sport ou encore musées. Bien entendu, l’utilisation d’un tel dispositif dans un cadre privé resterait autorisée. 

Torgeir Micaelsen, ministre norvégien des Affaires numériques, a expliqué être « inquiet de voir apparaître de nouvelles technologies puissantes où les gens risquent d’être photographiés, filmés ou enregistrés à leur insu ». Il précise ensuite : « Nous ne voulons pas d’une société où les gens s’inquiètent d’être enregistrés à leur insu, photographiés ou filmés dans des lieux et des situations où ils ont l’habitude de ne pas être surveillés ». 

Ce projet de loi doit encore être présenté au Parlement norvégien, il n’est donc pas sûr qu’il entre en vigueur prochainement. Le gouverneur de Californie, Gavin Newsom, a par exemple opposé son veto à un projet de loi qui aurait sanctionné les personnes utilisant des lunettes connectées pour filmer quelqu’un à son insu dans des vestiaires, des cabinets médicaux et d’autres lieux où une personne peut raisonnablement s’attendre à préserver sa vie privée. Il a notamment estimé que la Californie disposait déjà de lois encadrant les enregistrements illégaux.

Certains constructeurs de lunettes connectées tentent de rassurer

En septembre dernier, Meta a dévoilé les Ray-Ban Meta Audio, des lunettes connectées sans caméra. L’objectif de l’entreprise américaine est de proposer un dispositif qui respecterait la vie privée, tout en continuant à vendre des modèles avec caméras. Par ailleurs, Meta a annoncé avoir ajouté de nouvelles restrictions à ses lunettes en août dernier. De son côté, HTC a dévoilé les Vive Eagle, des lunettes connectées qui misent sur le respect de la vie privée. 

Ces deux exemples montrent que les constructeurs de lunettes connectées sont bien conscients du fait que l’étau se resserre autour de leurs appareils. Cependant, le problème semble insoluble pour eux : les caméras discrètement intégrées représentent l’un des principaux atouts des lunettes connectées. Les supprimer ou les rendre bien visibles ferait perdre une bonne partie de leur attrait.

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