À la Une: la fin d’un bastion de la presse libre en Russie

« Ils nous ont tués » : c’est ce titre qui barre la Une de Novaïa Gazeta, symbole de la presse indépendante en Russie, contrainte de mettre la clé sous la porte par le régime de Vladimir Poutine. « Le 9 novembre, annonce le journal, nous éteindrons les lumières de la maison où nous avons vécu pendant 30 ans, nous arrêterons nos serveurs et nous partirons. Le journal n’existe plus. Les autorités russes et les services de sécurité russes ont contraint notre équipe éditoriale à cesser ses activités. »
Ce n’est pourtant pas faute d’avoir résisté. « Nous avons continué aussi longtemps que possible, explique ainsi l’équipe éditoriale, mais nous avons été expulsés de notre domicile et notre plateforme de dons, qui nous permettait de recevoir un soutien financier de nos lecteurs, a été fermée. »
C’est l’invasion russe en Ukraine qui aura eu raison du courage des journalistes de Novaïa Gazeta, comme ils l’expliquent eux-mêmes : « Depuis le début de "l’opération militaire spéciale" en Ukraine, et l’introduction d’accusations criminelles pour "discrédit de l’armée russe", nous ne pouvons plus rendre compte des événements les plus graves et tragiques de notre époque. La censure s’étend à pratiquement tous les aspects de la vie civique. »
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Maigre consolation : la fermeture de Novaïa Gazeta a suscité de nombreuses protestations, dont celle de l’ONU, qui parle « d’un nouveau coup dur dévastateur pour les médias indépendants qui subsistent encore en Russie ».
« Guerre psychologique » ou « Vaste opération militaire »
Les États-Unis préparent-ils une nouvelle attaque contre l’Iran ? La réponse serait oui, si l’on en croit le journal l’Orient-le Jour, qui s’appuie sur « des sources diplomatiques ». Selon le quotidien francophone libanais, la nouvelle échéance avant des frappes serait fixée par Donald Trump, « au mercredi 4 novembre, à 4 heures du matin ».
« Cette date, ajoute l’Orient-le Jour, pourrait comme les précédentes, avoir pour objectif d’accentuer la pression sur les Iraniens dans le cadre d’une guerre psychologique. Mais elle pourrait également signifier que le président américain envisage réellement de lancer une vaste opération militaire, en coopération avec Israël. »
L’éventualité de frappes américaines apparaît crédible, d’autant que, selon l’Orient-le Jour, « sur le plan international et diplomatique plusieurs pays de la région ont commencé à prendre des dispositions en prévision d’un éventuel déclenchement de la guerre, notamment en préparant des plans d’évacuation ».
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Le quotidien libanais ne le dit pas mais mais ces frappes qui seraient prévues le 4 novembre, auraient donc lieu au lendemain des élections de mi-mandat aux États-Unis. Elections qui s’annoncent périlleuses pour les candidats républicains, en raison notamment, des conséquences de la guerre contre l’Iran.
Manifestations et fête d'Halloween
En France, troisième journée de mobilisation sociale ce samedi… Et après le 17 octobre, journée de manifestation émaillée de scènes de pillages, le gouvernement met en garde contre de nouvelles violences. « L’exécutif joue à se faire peur », annonce Libération, qui cite le ministre de l’Intérieur Laurent Nunez : « On ne tolérera aucun débordement. »
La journée pourrait être longue, car elle se prolongera par la soirée d’Halloween, et selon les autorités, « de nombreux appels à rassemblements pour la fête d’Halloween ont été détectés sur les réseaux sociaux, émanant de la mouvance d’ultragauche, l’extrême gauche radicalisée et de certains sites de gilets jaunes radicalisés », « dans de nombreuses villes de France ».
Mais pas question de faire la fête dans la rue. Le ministre de l’Intérieur a prévenu : la Fête d’Halloween ne sera pas « un motif légitime pour se dissimuler le visage dans l’espace public, pour commettre des troubles à l’ordre public ».
L’exécutif redoute une « nuit des ténèbres », assure le Parisien, alors que le Figaro parle d’un « nouveau samedi de tous les dangers pour l’exécutif » et cite les prévisions alarmantes d’un « analyste du Renseignement », selon lequel « nous entrons dans un cycle de violence qui peut se prolonger au moins jusqu’à l’élection présidentielle et qui préfigure ce que pourrait être le grand chaos post-2027 ».
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