Julie et Mélissa : 30 ans plus tard, la surprotection parentale en héritage ?

Mathilde Kervyn, qui a aujourd’hui quatre enfants ne dit pas autre chose : "Cette affaire m’a marquée, à tel point que je peux vous dessiner de mémoire les visages de Julie et Mélissa. En même temps, cette période d’insouciance à laquelle j’ai eu droit dans mon enfance, avant le début de l’affaire Dutroux, est fondamentale dans ma construction. J’essaye donc d’offrir ça au maximum à mes propres enfants, même si pour ça je dois me faire violence. Il y a vraiment une boule au ventre lorsqu’ils sont hors de mon champs de vision. C’est compliqué à dépasser. Je me fais toujours plein de scénarios, si ça dure cinq secondes de plus que prévu, et si, et si… Je me retiens de courir pour aller voir."
C’est parfois utile aussi de réfléchir à votre propre enfance…
Et le petit Léon, dix ans, a déjà bien intégré les bons gestes : "Je dois toujours être prudent, ne jamais partir avec quelqu’un que je ne connais pas, faire gaffe quand je traverse la route, ce genre de choses…"
Entre une éducation permissive ou surprotectrice, "il n’y a pas de réponse magique non plus", observe Stijn Van Peteghem avant de poursuivre sur ce conseil : "C’est parfois utile aussi de réfléchir à votre propre enfance et la liberté dont on a pu profiter à l’époque, les expériences qu’on a pu faire, ce qu’on en a appris, ou bien si on était privé de certaines libertés, qu’est-ce que ça provoquait chez vous en tant qu’enfant ? Cela permet de potentiellement mieux comprendre le point de vue, le vécu de l’enfant, du jeune, de l’ado…"
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