Bouchez réplique aux attaques : "la TVA est loin d’être le seul problème", assure le président du MR

La réunion du gouvernement en comité restreint samedi a tourné court. La négociation au finish attendue en vue d’un accord au bout du week-end s’est achevée au bout de trois heures.
Le nouveau tableau budgétaire fourni par le Premier ministre Bart De Wever n’a pas convaincu les partenaires de l’Arizona.
Le MR est pointé du doigt. Son refus obstiné d’une réforme de la TVA qui ferait passer le taux maximum de 21 à 22% et fusionnerait les taux de 6% et 12% dans un taux de 9% empêcherait la discussion de progresser, accusent les autres partis. Pour trouver les dix milliards d’euros convenus, le gouvernement doit en effet s’appuyer sur quelques mesures d’ampleur, dont la réforme de la TVA ferait partie.
"Le MR refuse catégoriquement depuis deux ans d’augmenter la TVA !" a martelé M. Bouchez. Le libéral épingle les effets qu’aurait une telle hausse sur l’inflation, la croissance et le pouvoir d’achat des ménages.
Il répète son mantra depuis plusieurs mois : il faut s’attaquer à la dépense publique, sans toutefois détailler de propositions.
"Je suis et je l’admets, un problème pour ceux qui veulent faire la vieille politique à l’ancienne, à savoir taxer toujours plus, ce qui nous a conduit dans la situation actuelle, au contraire des pays qui ont baissé l’impôt pour plus de création de richesses. Je propose un modèle qui est plus adapté à nos défis : baisse de la dépense publique, baisse des impôts pour plus de croissance économique et de bien-être collectif", a-t-il expliqué.
Le MR s’en tient à une proportion de l’effort reposant sur 1/9e de fiscalité, invoquant l’accord de gouvernement. "Nous y arriverons, si chacun est prêt à dépasser la simple logique comptable pour porter un véritable projet de société porteur d’avenir pour notre Belgique", a affirmé M. Bouchez.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.