Collision de trains en Espagne: au moins 31 morts sont à déplorer, selon les autorités

Deux trains sont entrés en collision mercredi 28 octobre à environ 150 km au sud de Madrid, en Espagne. L'accident a fait au moins dix morts, selon les autorités régionales, et le bilan pourrait encore s'alourdir.
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« Il y a au moins dix morts et il est possible que ce nombre augmente », a déclaré Esther Padilla, la porte-parole de la région de Castille-La-Manche, où a eu lieu l'accident mortel. Peu avant, Manuel Galán, le maire de la commune d'Urda, dans cette même région, faisait état d'une « collision entre deux trains » et de « personnes blessées », à la télévision espagnole.
D'après un porte-parole des services d'urgence espagnols sollicité par l'AFP, la collision a eu lieu « à 8h54 » entre « deux trains, l'un de (l'opérateur privé) Yrio et l'autre de (la compagnie nationale) Renfe ». Ce porte-parole avait, lui, estimé qu'il était trop tôt pour « parler de blessés », précisant que « tous les moyens sont actuellement mobilisés », dont « plusieurs brigades de pompiers, trois hélicoptères et deux unités de soins intensifs mobiles (UVI) ».
Accident similaire
« La circulation est interrompue sur la ligne à grande vitesse Madrid-Andalousie en raison d'une collision entre deux trains », a de son côté indiqué sur le réseau social X l'entreprise publique chargée de gérer l'infrastructure ferroviaire, ADIF. La télévision espagnole montrait en direct des images des trains accidentés, dont visiblement deux wagons ont déraillé.
Cet incident intervient en pleine campagne électorale avant les législatives du 29 novembre et moins d'un an après l'accident survenu à Adamuz en Andalousie ayant fait 46 morts et plus de 150 blessés dans la violente collision de deux trains à haute vitesse. Survenue le 18 janvier dernier, cette tragédie a bouleversé toute l'Espagne et a suscité de vives critiques de l'opposition de droite et d'extrême droite contre le gouvernement de gauche de Pedro Sanchez.
Le Premier ministre a depuis pris la parole, se disant « consterné par ce grave accident ». « Les services de secours interviennent sur le terrain pour prendre en charge les personnes touchées », a-t-il indiqué sur X, affichant son « soutien » aux victimes et à leurs familles.
Sanchez annule ses engagements
Suite au drame, le chef du gouvernement a annulé sa participation à un sommet sur l'obésité prévu mercredi matin à Madrid, selon ses services, tandis que le Parti socialiste (PSOE), qu'il dirige, a annoncé la suspension de toutes les activités de campagne pour la journée.
Emiliano García-Page, président de la Castille-La Manche, a de son côté annoncé suspendre son agenda et se rendre sur les lieux de l'accident, disant suivre la situation « avec préoccupation ». Le chef du Parti populaire (PP, droite), Alberto Núñez Feijóo, s'est, lui aussi, dit « très préoccupé » sur son compte X, face à ce nouvel accident de trains.
Avec 4 000 kilomètres de voies ferrées, le réseau ferroviaire à grande vitesse espagnol est le deuxième plus important au monde, après celui de la Chine, et l'une des fiertés du pays. Le drame d'Adamuz en janvier dernier avait ravivé les débats en Espagne sur l'entretien du réseau ferroviaire et sur la sécurité pour les passagers, dans le deuxième pays le plus visité au monde chaque année.
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