«Acte IV» en France: nouvelle journée de mobilisation sociale, en attendant les annonces du gouvernement

Ce samedi 7 novembre s'annonce comme une nouvelle journée de manifestations en France, contre la vie chère, et pour de meilleures conditions d'enseignement pour les jeunes. Syndicats, lycéens, étudiants, « gilets jaunes » appellent à descendre à nouveau dans la rue, deux jours après la forte mobilisation du jeudi 5 novembre, avec de 600 000 (selon les autorités) à 1,6 million de manifestants (selon la CGT) sur tout le territoire.
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À Paris, l'intersyndicale et les organisations de jeunesse vont suivre le même parcours que jeudi 5 novembre, de la place de la République à celle de la Nation.
Les syndicats ont prévenu : ils resteront mobilisés jusqu'à ce que le gouvernement ne réponde pas à leur colère, notamment sur la vie chère. Pour l'instant, ils sont donc suspendus à la conférence sociale initiée par le Premier ministre, Sébastien Lecornu, lundi 9 novembre. Une légère revalorisation du Smic, le salaire minimum, déjà évoqué, ne suffira pas.
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Il en faudra aussi davantage pour les « gilets jaunes ». La coordination maintient son appel à un rassemblement distinct de l'intersyndicale à Paris, car elle estime avoir des revendications différentes, comme une place à la démocratie directe. Les « gilets jaunes » ont donc prévu de se retrouver place de la Concorde, un lieu symbolique à deux pas de l'Assemblée nationale. Et ce malgré l'interdiction de la préfecture de police de Paris.
Ailleurs sur le territoire, près de 80 manifestations ont été déclarées pour cet acte IV, au lieu du millier prévu le 17 octobre dernier.
À Paris, les commerçants s'organisent
Pour les commerçants de la capitale, ils s'apprêtent à passer un quatrième samedi toujours sous la menace de débordements. À nouveau, aux abords des grands axes et des places du centre et de l'Est parisien, les distributeurs automatiques de billets se couvrent de plaques métalliques, constate Pierre Olivier, du service économie de RFI.
Les commerçants se barricadent et fixent des planches de bois sur leurs vitrines. Une pharmacienne a fait installer les siennes il y a quelques jours : « On les a installées à la suite des émeutes. Comme il y a eu des dégâts dans le boulevard, on a préféré faire de la prévention. Ça coûte très cher, ça va de 2 000 euros à 5 000 euros pour installer des planches qui ne sont même pas de taille égale. C'est une fortune. »
Un peu plus loin, un restaurateur se prépare lui aussi : « On va rester ouvert mais on ne va pas sortir la terrasse. » Et redoute d'éventuels débordements, après un mois de colère sociale qui impacte son chiffre d'affaires. « On comprend tous que nous sommes dans un pays démocratique, on a le droit d'exprimer notre mécontentement, mais pas s'attaquer à des commerçants qui sont en bas de l'échelle et sont submergés par les taxes, poursuit-il. On a une baisse de minimum 70 % de chiffre d'affaires. Ça a beaucoup d'impact. »
Ce samedi, pour éviter les mouvements de foule, des dizaines de stations de métro devraient à nouveau être fermées, de quoi pénaliser un peu plus les commerçants.
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