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Friday, September 11, 2026

Christine Fréchette choisit la voie «autonomiste»

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Encouragée pour une deuxième journée de suite à révéler sa position sur la question référendaire, Christine Fréchette a de nouveau refusé d’utiliser les mots « souverainiste » ou « fédéraliste » pour se décrire, vendredi. « Je suis autonomiste », a-t-elle répété, poussant son adversaire Charles Milliard au seuil de l’exaspération.

Environ 24 heures après avoir affirmé que son avis sur l’avenir du Québec « n’a pas d’importance », la cheffe de la Coalition avenir Québec (CAQ) a légèrement ajusté son message, vendredi, en marge d’une annonce au Saguenay.

« Je suis autonomiste. [À] la Coalition avenir Québec, on travaille à défendre et à assurer la prospérité du Québec dans le cadre canadien », a-t-elle soutenu, prononçant le mot « autonomiste » à cinq reprises en à peine une minute.

La première ministre sortante, ancienne employée d’un cabinet gouvernemental du Parti québécois, n’avait pas prononcé ce mot la veille. Pressée de questions des journalistes, elle s’était contentée de dire que son parti regroupait « des gens plus enclins vers la souveraineté, d’autres plus vers le fédéralisme ».

Quant à sa position à elle, « ce n’est pas une donnée qui est pertinente », avait-elle dit.

Puis, signe que son absence de réponse faisait les manchettes, Christine Fréchette s’était exprimée dans une vidéo officielle en milieu de journée, jeudi : « Je ne veux pas renier le passé… j’ai cheminé », peut-on l’entendre y dire. « Le Québec est une nation unique pour qui c’est légitime de se poser ces questions-là, [mais] ce que je constate, c’est que 70 % des Québécois n’en veulent pas, de démarche référendaire. »

Milliard y voit un « cirque »

En adoptant la posture « autonomiste », Christine Fréchette a imité vendredi son prédécesseur François Legault, qui ne cessait de réitérer, avant sa démission, que l’« appétit » de la population pour un référendum sur l’avenir du Québec dans la fédération canadienne n’était pas là.

Sauf que ce dernier avait déjà indiqué que, dans l’éventualité d’un vote référendaire, il voterait « Non ». Christine Fréchette ne s’est pas rendue là, vendredi.

« Moi, je suis autonomiste, je travaille pour qu’il n’y ait pas de référendum », a-t-elle redit.

À Châteauguay, le chef libéral, Charles Milliard, a qualifié la situation de « ridicule ». « Sur le bulletin de vote d’un éventuel référendum, il va y avoir “Oui” ou “Non”. Pas “Autonomiste”, pas “Préfère ne pas répondre” », a-t-il pesté.

« Ça devient un cirque », a-t-il renchéri. « Mme Fréchette veut diriger le Québec et n’est pas intéressée à nous faire savoir sa position sur la question la plus déterminante et structurelle pour l’avenir et l’histoire du Québec. Ça fait pitié. »

Avant de se joindre à la CAQ, en 2022, Christine Fréchette avait travaillé dans le cabinet de l’ancien ministre péquiste des Relations internationales, Jean-François Lisée. Ce dernier a d’ailleurs tenu à rappeler jeudi que la cheffe de la CAQ affichait alors clairement sa posture.

« Nous étions, elle et moi, des indépendantistes (je le suis toujours — j’espère qu’elle l’est aussi) », a-t-il écrit sur le réseau social X.

« Ce n’est pas à M. Lisée de parler pour moi », s’est contentée de répondre Mme Fréchette, vendredi.

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