Test de l’iPhone 18 Pro Max : Apple a enfin compris
À 1 479 euros et 1 629 euros, les iPhone 18 Pro et iPhone 18 Pro Max sont les smartphones les plus aboutis de l’histoire d’Apple. La marque californienne, qui a longtemps privilégié le design au reste, continue de faire les bons choix matériels pour régler ses problèmes historiques. Nous avons testé l’iPhone 18 Pro Max pendant une semaine avant sa sortie, voici notre verdict.
De l’iPhone Duo ou des iPhone 18 Pro, qui marquera le plus l’histoire d’Apple ? Apple, en annonçant son premier smartphone pliant le 9 septembre, sait très bien que le risque est d’invisibiliser sa gamme historique. Le 18 Pro a tout d’un « 17 Pro S », ce qui le rend naturellement moins sexy qu’un téléphone à deux écrans. Mais sous-estimer le 18 Pro est une erreur : le smartphone a tout de l’aboutissement ultime de la stratégie initiée par Apple avec l’iPhone X de 2017. Tout nous laisse penser après une semaine de test que l’iPhone 18 Pro sera le meilleur iPhone de l’année. Au moins le plus complet.
À 1 479 euros et 1 629 euros, les iPhone 18 Pro et iPhone 18 Pro Max sont les smartphones Apple de référence. Apple ne tente pas de réinventer la roue : tout est dans le peaufinage avec cette génération. Plus grosses batteries, meilleur refroidissement, charge plus rapide, appareil photo meilleur de nuit (mais ouverture variable gadget, vous allez voir)… Apple a compris que ce qui fait le charme de sa gamme iPhone Pro est la sensation de posséder l’appareil ultime. Après 650 photos et vidéos, des dizaines de benchmarks, des comparaisons à la caméra thermique et des recharges chronomètre en main, voici notre verdict sur l’iPhone 18 Pro Max et l’iPhone 18 Pro.

9/10
Points forts
- La batterie, la recharge et le refroidissement s’améliorent
- Puce ultra puissante
- Photos de nuit vraiment meilleures
- Un écran toujours parmi les meilleurs du marché
- Excellente autonomie
Points faibles
- Un peu trop lourd
- L’ouverture variable est trop gadget
- Des prix en hausse, toujours avec Nano SIM en France
Notre test de l’iPhone 18 Pro Max en vidéo
Pendant une semaine, nous avons utilisé l’iPhone 18 Pro Max comme téléphone principal, avec un iPhone 17 Pro Max dans l’autre poche pour comparer. Notre test complet en vidéo est à retrouver ci-dessous :
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Design : une impression de déjà-vu
Au premier coup d’œil, ce qui différencie le plus l’iPhone 18 Pro Max de l’iPhone 17 Pro Max est… sa couleur. Après le très remarquable « Orange cosmique » de 2025, qui a été un immense succès commercial, Apple fait le pari de couleurs moins extravagantes. Le verre du dos est désormais assorti à l’aluminium du châssis : les iPhone 18 Pro sont nettement moins bicolores que leurs prédécesseurs.
Nous avons testé le « Bordeaux » et, disons-le franchement : nous ne sommes pas fans. La teinte est sombre, un peu triste, et l’aluminium marque beaucoup plus les traces de doigts que l’orange de l’an dernier ou les couleurs « Argent » et « Glacier » de cette année. Mais il s’agit d’une question de goût : certains adoreront, d’autres moins. D’ailleurs, si on en croit les commentaires de nos vidéos sur les couleurs, vous êtes nombreux et nombreuses à adorer le Bordeaux.

Puisque le reste du design n’évolue pas, la vraie différence entre l’iPhone 18 Pro Max et son prédécesseur est le poids. Le nouveau modèle pèse 249 grammes, contre 231 grammes pour son prédécesseur, soit 18 grammes de plus pour des dimensions strictement identiques. C’est le prix de la nouvelle batterie, mais c’est à la limite de l’acceptable. On s’y habitue en quelques jours, mais on ne peut s’empêcher de penser qu’Apple n’a plus le droit de monter plus haut. À 250 grammes ou plus, l’iPhone deviendrait trop lourd. Peut-être qu’adopter des batteries avec une part de silicium-carbone, comme le reste du marché (Samsung s’y est enfin mis cet été), est une solution pour agrandir les capacités des batteries sans prendre du poids ?
Pour le reste, rien ne change par rapport à l’iPhone 17 Pro Max. Même châssis en aluminium, même bloc photo horizontal, mêmes écrans de 6,3 et 6,9 pouces… Les téléphones sont si comparables que les coques du 17 Pro sont compatibles avec le 18 Pro, ce qui n’était pas arrivé depuis longtemps. Rappelons toutefois que la plupart des utilisateurs changent de téléphone tous les trois ans au minimum. Pour quelqu’un qui vient d’un iPhone 14, 15 ou 16 Pro, le passage au 18 Pro sera très apprécié pour toutes les raisons que nous évoquions l’an dernier : l’écran anti-reflets, le retour de l’aluminium qui ne chauffe pas comme le titane, l’appareil photo avant carré Center Stage… Le 18 Pro n’est pas fait pour convaincre les propriétaires de 17 Pro, il est fait pour être le meilleur iPhone qu’on puisse acheter cette année. Et il mérite ce titre.
Une petite innovation cachée sous l’écran
La seule nouveauté de design se trouve dans la Dynamic Island… et est plus grande qu’elle n’y parait. Apple annonce avoir rétréci l’encoche de d’« environ 25 % », mais ce qui nous intéresse est ce qui a changé sous l’écran.
Dans les faits, il est très difficile de remarquer la plus petite Dynamic Island sans poser les deux téléphones côte à côte. L’animation de Face ID, qui se déploie autour de la Dynamic Island, est peut-être le seul moment où la différence saute aux yeux. On peut désormais afficher deux activités en direct au format moyen, ou trois au format compact. Reste que les applications doivent suivre : FotMob, par exemple, affiche les logos des équipes en format moyen, mais toujours pas le score. Nul doute que des mises à jour exploiteront l’affichage.

Le plus intéressant est comment Apple est parvenu à cette réduction de l’espace. Jusqu’ici, la Dynamic Island abritait trois composants : la caméra frontale, l’émetteur infrarouge de Face ID et son récepteur.
Sur l’iPhone 18 Pro, le récepteur infrarouge est passé sous l’écran, au niveau de l’heure, dans une zone qui compte deux fois moins de pixels pour laisser passer juste assez d’infrarouge. Apple nous l’a montré au microscope à Cupertino : à l’œil nu, on voit très légèrement qu’il y a moins de pixels. Au microscope, on voit une vraie différence visuelle. Cette première étape avant la disparition totale de la Dynamic Island est très intéressante : il ne reste plus qu’à mettre l’émetteur Face ID sous l’écran pour faire un iPhone totalement bord à bord (et à déplacer la caméra frontale sous l’écran, mais l’iPhone Duo montre que c’est possible).

Apple continue de régler ses problèmes de chauffe
Depuis l’iPhone 15 Pro (et sans doute un peu avant), les iPhone chauffent trop. Le coupable est facile à identifier : le titane utilisé par la marque est un métal élégant, mais parmi les pires conducteurs thermiques qui soient. Quand la chaleur est à l’intérieur du téléphone, il est très difficile de l’évacuer. L’iPhone 17 Pro a marqué un tournant pour Apple avec le retour de l’aluminium et la première chambre à vapeur de l’histoire du produit.
Cette année, Apple confirme prendre très au sérieux son historique de surchauffe. Quatre changements sont annoncés par la marque :
- La chambre à vapeur triple de surface et s’étend désormais jusqu’au bloc photo, au lieu de se limiter à la zone de la puce.
- La puce A20 Pro est remontée sur le dessus de la carte mère, donc plus facile à refroidir.
- La mémoire vive, jusqu’ici empilée sur la puce, est désormais séparée du reste du système.
- Enfin, une plaque en cuivre nanomaclé, une première industrielle, est glissée derrière l’écran pour l’isoler de la chaleur.
@numerama On a testé l’iPhone 18 Pro Max : recharge, surchauffe, Dynamic Island, prix, appareil photo et objectif à ouverture variable… Est-ce que ça vaut le coup ? On vous dit tout ce qu’on en a pensé ! Suivez 👉 @numerama pour anticiper l’avenir ! — #test #iphone18pro #numerama
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L’iPhone 18 Pro est-il enfin froid ? L’impact est moins spectaculaire que le passage du 16 Pro au 17 Pro. À la caméra thermique, après dix minutes de benchmark, les deux téléphones sont chauds et chauffent au même endroit, en haut, sous l’appareil photo, au niveau de la puce. On constate que le 17 Pro Max diffuse un peu plus la chaleur vers le haut de l’écran, tandis que le 18 Pro Max semble la concentrer au niveau de la puce. Mais les deux téléphones chauffent autant, le 18 Pro a seulement l’avantage de résister plus longtemps.

Au quotidien (photo intensive, navigation web, vidéo…), le 18 Pro Max chauffe visiblement moins et refroidit plus vite. C’est là, plus que dans les benchmarks, que le nouveau système thermique se fait sentir.
L’autre endroit sur lequel l’iPhone 18 Pro profite d’un vrai avantage est la recharge : pour la première fois, un iPhone ne devient pas brûlant une fois relié au chargeur. Un confort pour les mains… mais aussi un avantage technique, qui lui permet de charger plus vite sans se mettre en mode sécurité.

Reste un rappel important : une chambre à vapeur n’empêchera pas un cadre en aluminium d’être chaud en plein soleil. Nous l’avons constaté avec le 17 Pro cet été : en pleine canicule, le téléphone devient bouillant. Une chambre à vapeur ne lutte pas contre le réchauffement climatique.
La recharge est la meilleure surprise du 18 Pro : Apple sait enfin ce qu’il fait
L’an dernier, le 17 Pro Max promettait 50 % de recharge en 20 minutes avec un chargeur 40 W. Nos tests suggéraient qu’il fallait en réalité 25 minutes… avec un téléphone vite bouillant qui ralentissait sa recharge pour pouvoir refroidir. Cette année, et pour la première fois, Apple semble avoir réglé ce problème.
Apple annonce 50 % en 15 minutes environ malgré une batterie plus grande. Nous avons réalisé nos mesures avec une base Anker Prime capable de fournir une puissance maximale de 150 W (Apple recommande 60 W). Résultat : 14 % en 5 minutes, 28 % en 10 minutes, 41 % en 15 minutes et 50 % atteints en 19 minutes. La charge complète prend 1 h 07, un record absolu pour un Pro Max. Et le pic réel est plus proche de 45 W que de 60 W.
| Temps de recharge | iPhone 15 Pro Max | iPhone 16 Pro Max | iPhone 17 Pro Max | iPhone 18 Pro Max |
|---|---|---|---|---|
| 5 min | 6 % | 11 % | 13 % | 14 % |
| 10 min | 19 % | 22 % | 24 % | 28 % |
| 15 min | 28 % | 32 % | 33 % | 41 % |
| 20 min | 37 % | 40 % | 42 % | 52 % |
| 30 min | 53 % | 57 % | 60 % | 70 % |
| 45 min | 72 % | 75 % | 80 % | 86 % |
| 1 h | 84 % | 85 % | 86 % | 96 % |
| Charge complète | 1 h 55 | 1 h 45 | 1 h 25 | 1 h 07 |
Le plus impressionnant est le tracé de la courbe. Pour la première fois chez Apple, elle est normale.
Dès le branchement à 0 %, le téléphone se stabilise autour des 44,7 W pendant dix minutes, sans chauffer. Entre 10 et 20 minutes, la puissance redescend autour de 31 W et le téléphone devient tiède. À la 25e minute, il se bride à 23,8 W, puis remonte à 28 W, et tient encore 25 W à la demi-heure. Le palier des 80 % existe toujours, mais il dure une minute au lieu de dix : le téléphone s’arrête à 1,4 W, puis repart à 25 W avant de plafonner progressivement à 18 W, puis 8 W. Le plus impressionnant est qu’il n’était jamais brûlant durant nos essais : la courbe de recharge n’est plus interrompue par une surchauffe.

Une batterie a priori meilleure, à tester sur le long terme
En France, à cause du tiroir nano-SIM qui empiète sur la batterie, l’iPhone 18 Pro est moins endurant que dans d’autres pays. Mais le modèle français a un avantage sur le modèle américain : le modem Apple C2 est présent sur les deux tailles (les Américains n’y ont droit que sur le petit modèle). De quoi améliorer la consommation énergétique en 4G/5G sans affecter les débits : nos speedtests ne montrent aucune différence sensible entre le modem Qualcomm du 17 Pro Max et le modem Apple de l’iPhone 18 Pro Max. On a l’impression que la reprise du réseau après un passage en mode avion est plus rapide, mais il faudra plusieurs semaines de test pour se faire un avis définitif.
Une semaine de test est bien trop courte pour juger une batterie, mais les premiers signes sont bons. Comme l’année dernière, nous avons passé une journée à Disneyland Paris pour tester la photo et avons terminé autour de 20 % sans la moindre recharge, là où le 17 Pro Max avait réclamé l’année dernière une batterie externe. À la mi-journée, l’iPhone 18 Pro Max affichait encore 50 %. La batterie a l’air coriace. Rendez-vous dans un mois pour un verdict définitif.
La puce A20 Pro atomise tous les records pour un smartphone
L’A20 Pro est la première puce d’iPhone gravée en 2 nanomètres par TSMC. Six cœurs CPU (deux super-cœurs et quatre cœurs à haute efficacité), un GPU qui passe de six à sept cœurs avec des Neural Accelerators intégrés, et surtout deux Neural Engine de 16 cœurs chacun, capables de travailler ensemble sur une tâche ou séparément sur deux (32 cœurs au total). La bande passante mémoire augmente de 50 %, toujours avec 12 Go de RAM.
Nous avons fait tourner tous les benchmarks disponibles sur l’iPhone 18 Pro Max et sur l’iPhone 17 Pro Max, tous deux sous iOS 27, voici nos mesures :
CPU : plus qu’une montée en fréquence
Le processeur tourne désormais à 4,92 GHz, contre 4,3 GHz sur l’A19 Pro, soit 14 % de plus. Mais les gains mesurés sont bien supérieurs : entre 24 et 28 % en single core, jusqu’à 34 % en multi core.
| CPU | iPhone 18 Pro Max (A20 Pro) | iPhone 17 Pro Max (A19 Pro) | Écart |
|---|---|---|---|
| Geekbench 6 single core | 4 727 | 3 825 | +23,6 % |
| Geekbench 6 multi core | 12 172 | 9 670 | +25,9 % |
| Geekbench 7 single core | 3 985 | 3 126 | +27,5 % |
| Geekbench 7 multi core | 11 296 | 8 444 | +33,8 % |
| Fréquence | 4,92 GHz | 4,3 GHz | +14,4 % |
| Cache L2 | 8 Mo | 6 Mo | +33 % |
Pour donner un ordre de grandeur, l’A20 Pro dépasse la puce M4 de l’iPad Pro en single core (4 727 contre 3 664 sur Geekbench 6), et ne reste derrière qu’en multi core, avec six cœurs contre dix. Un nouveau travail sensationnel des équipes Apple Silicon, qui ne cessent de nous impressionner année après année.
GPU : la promesse des 40 % est tenue
Apple annonçait jusqu’à 40 % de performances graphiques en plus que l’iPhone 17 Pro. Nous mesurons +36,6 % sur Geekbench 6, +43,9 % sur Geekbench 7 et +42,4 % sur la première boucle de 3DMark Wild Life Extreme. C’est assez rare pour être souligné : la promesse est dépassée.
| GPU | iPhone 18 Pro Max | iPhone 17 Pro Max | Écart |
|---|---|---|---|
| Geekbench 6 Metal | 63 112 | 46 213 | +36,6 % |
| Geekbench 7 GPU | 62 129 | 43 159 | +43,9 % |
| 3DMark, meilleure boucle | 7 670 | 5 387 | +42,4 % |
| 3DMark, pire boucle (20 min) | 5 208 | 3 812 | +36,6 % |
| 3DMark, stabilité | 67,9 % | 70,8 % | −2,9 points |
| Batterie consommée (20 min) | 15 % | 10 % | +50 % |
En revanche, on remarque que l’A20 Pro perd en stabilité par rapport à l’A19 Pro. Au bout de vingt boucles, la pire performance de l’iPhone 18 Pro Max (5 208 points) était toujours au niveau de la meilleure de l’iPhone 17 Pro Max (5 387). Mais la stabilité est légèrement inférieure (67,9 % contre 70,8 %), le tout avec une consommation en batterie supérieure (15 % de batterie contre 10 % sur le même test). La puissance a un prix, il n’y a plus qu’à espérer qu’il ne se répercute pas dans une baisse de l’autonomie chez les joueurs. Dans les faits, on peut théoriser que cette puissance débridée ne sera jamais sollicitée par les applications, et donc qu’elle n’aura pas d’impact sur l’autonomie.
Neural Engine et IA locale : le vrai saut de génération
C’est ici que l’A20 Pro impressionne le plus. Le double Neural Engine de 32 cœurs (au total) progresse de 52 % en calcul quantifié, la précision utilisée par la majorité des modèles d’IA embarqués, sur Geekbench AI. Le Neural Engine de l’iPhone 18 Pro Max fait près de trois fois le score du GPU et huit fois celui du CPU sur ces tâches : de quoi conférer à l’écosystème Apple un immense avantage sur toute la concurrence Android.
| Geekbench AI (Core ML) | iPhone 18 Pro Max | iPhone 17 Pro Max | Écart |
|---|---|---|---|
| Neural Engine, quantifié | 74 027 | 48 676 | +52,1 % |
| Neural Engine, demi-précision | 55 809 | 37 639 | +48,3 % |
| GPU, quantifié | 27 069 | 18 394 | +47,2 % |
| CPU, quantifié | 9 175 | 7 292 | +25,8 % |
Pour vérifier que ces chiffres se traduisent en usage réel, nous avons fait tourner deux modèles de langage en local avec l’application PocketPal AI, dans les mêmes conditions sur les deux iPhone (contexte de 12 288 tokens, trois répétitions, mode avion).
Les gains sont encore plus nets que sur les benchmarks synthétiques : entre 60 et 64 % de tokens générés en plus par seconde, et un temps total réduit de 40 %. L’augmentation de la bande passante mémoire se fait sentir : les iPhone 18 Pro sont les meilleurs smartphones au monde pour l’IA locale. Reste désormais l’épineuse question Siri AI, toujours bloqué en Europe (alors que les iPhone coûtent plus cher ici qu’ailleurs)… Avoir le meilleur matériel pour IA sans aucun LLM préinstallé n’a pas beaucoup d’intérêt.
| IA locale (PocketPal AI) | iPhone 18 Pro Max | iPhone 17 Pro Max | Écart |
|---|---|---|---|
| Gemma 3 4B, génération | 38,5 tokens/s | 24,0 tokens/s | +60 % |
| Gemma 3 4B, traitement du prompt | 962 tokens/s | 637 tokens/s | +51 % |
| Qwen3.5 4B, génération | 29,5 tokens/s | 18,0 tokens/s | +64 % |
| Qwen3.5 4B, traitement du prompt | 709 tokens/s | 404 tokens/s | +75 % |
Caméra : Apple améliore surtout ses photos de nuit, mais l’ouverture variable ne changera pas votre vie
Depuis des années, on sait qu’Apple travaille sur une ouverture variable pour l’appareil photo de ses iPhone. Une rumeur surprenante alors que cette technologie a rapidement été abandonnée par les concurrents d’Apple : Samsung l’avait introduite sur les Galaxy S9 et S10, avec deux positions, avant de la retirer, car trop coûteuse et trop fragile pour une différence trop faible (notons tout de même que Huawei l’utilise encore). Tout le monde se demandait comment Apple allait faire mieux : la réponse est dans l’utilisation de quatre positions au lieu de deux. Un diaphragme à six lamelles découpées au laser, piloté par un moteur rotatif, permet de choisir quatre positions : ƒ/1,48, ƒ/1,8 (comme avant), ƒ/2,8 et ƒ/4,0. Le reste du système est inchangé : les trois capteurs sont les mêmes que l’année dernière.
Sur le papier, l’idée est excellente. Une grande ouverture (petit chiffre) laisse entrer beaucoup de lumière et détache le sujet du fond. Alors qu’une petite ouverture (grand chiffre) donne une image nette du premier plan à l’horizon. L’iPhone choisit automatiquement selon la scène, ou laisse la main à l’utilisateur. Mais la réalité est beaucoup plus décevante : nous avons constaté que l’iPhone choisissait dans 9 cas sur 10 les ouvertures les plus grandes, ce qui suggère qu’il aurait pu s’en contenter.
| Ouverture choisie en mode automatique | Nombre de photos | Part |
|---|---|---|
| ƒ/1,48 | 88 | 69 % |
| ƒ/1,8 | 27 | 21 % |
| ƒ/2,8 | 0 | 0 % |
| ƒ/4,0 | 13 | 10 % |
Sur 128 photos prises en programme automatique avec le capteur principal, l’iPhone 18 Pro Max a choisi ƒ/1,48 dans 69 % des cas, ƒ/1,8 dans 21 %, ƒ/4 dans 10 % et ƒ/2,8… jamais. Autrement dit, le capteur est presque toujours grand ouvert, comme avant. Les rares photos à ƒ/4 correspondent à des scènes très lumineuses ou à des groupes détectés, exactement le cas d’usage pour lequel Apple dit avoir conçu les positions fermées, et ces photos sont moins bonnes qu’en ouverture ƒ/1,48 (le moindre mouvement pourrit l’image). La marque confirme qu’il s’agit du comportement attendu : l’iPhone ouvre au maximum dès que possible, et ne ferme que pour les portraits de groupe où plusieurs sujets sont à des distances différentes.
Pourquoi un tel comportement ? Sur un capteur aussi petit, fermer le diaphragme présente plus d’inconvénients que d’avantages. Nous l’avons constaté en forçant l’ouverture à ƒ/4 en basse lumière : selon la scène, il augmente fortement la sensibilité, allonge la pose, ou combine les deux. Sur une même scène photographiée à dix secondes d’intervalle dans une attraction sombre, le téléphone est passé de 1 600 ISO à ƒ/1,48 à… 10 000 ISO à ƒ/4. Apple privilégie la netteté du mouvement au bruit et le résultat est une photo granuleuse et terne. De jour, l’écart de netteté entre ƒ/1,48 et ƒ/4 sur un paysage est réel mais discret (on peut voir un petit mieux en zoomant) et la diffraction sur un si petit capteur limite le gain. La seule vraie utilité est une photo de groupe où l’on veut que tout le monde soit net… mais il est rare que le ƒ/1,48 ou le ƒ/1,8 n’y arrive pas selon nos tests. Et le bokeh étant généralement apprécié dans les portraits, le fait de forcer une meilleure profondeur de champ ne justifie pas totalement la présence d’une ouverture ƒ/4.

Du vrai mieux dans les photos de nuit
En revanche, il y a du mieux dans les photos de nuit. La vraie nouveauté n’est pas l’ouverture variable, mais l’ouverture ƒ/1,48 elle-même. Le 17 Pro était figé à ƒ/1,78. Passer à ƒ/1,48 représente environ 50 % de lumière en plus, ce qui change beaucoup de choses en basses lumières.
Le mode Nuit se déclenche moins souvent, dure moins longtemps quand il se déclenche, et les sujets en mouvement sont nettement moins flous. Pour comparer nos images, nous avons fabriqué un petit outil web, un visualiseur qui affiche côte à côte les photos d’une même scène prises avec les deux téléphones. Le verdict est sans appel : de nuit, l’iPhone 18 Pro Max est loin devant le 17 Pro Max, avec plus de détails, moins de bruit et des couleurs plus riches. Sans le mécanisme qui permet de refermer, Apple n’aurait probablement jamais osé une ouverture aussi grande.
L’autre grande nouveauté est l’arrivée des commandes Pro dans l’application Appareil photo, après dix-neuf ans de résistance. Ouverture, vitesse d’obturation, balance des blancs, mise au point manuelle et histogramme sont accessibles depuis un tiroir, sans passer par une application tierce. Le système est bien pensé : si l’on choisit ƒ/4 manuellement, l’iPhone passe en priorité ouverture et adapte le reste (on peut aussi tout régler soi-même). Nos deux fonctions préférées sont la balance des blancs, avec des pré-réglages intelligents qui permettent de vraiment jouer sur la couleur d’une scène, et la mise au point manuelle, pratique derrière une vitre ou en très basse lumière. Nous doutons qu’ils soient beaucoup utilisés, mais avoir ces possibilités est une bonne nouvelle.
En vidéo, d’autres nouveautés sont au rendez-vous, le timelapse passe en 4K Dolby Vision, les effets du mode Cinématique peuvent désormais s’appliquer après le tournage sur une vidéo classique (l’interface est peu intuitive), un double tap sur un sujet le suit désormais même s’il sort et revient dans le cadre… L’iPhone s’en sort mieux, notamment de nuit. Audio Mix sait aussi isoler la musique d’un enregistrement.
Reste néanmoins une réalité technique : en l’absence de nouveau capteur, l’iPhone 18 Pro n’introduit que de petites améliorations logicielles autour d’un système photo qui était déjà excellent. Le zoom x4 est toujours aussi génial, peut-être le meilleur du marché, mais n’a pas du tout évolué.
Le verdict
On a aimé
- La batterie, la recharge et le refroidissement s’améliorent
- Puce ultra puissante
- Photos de nuit vraiment meilleures
- Un écran toujours parmi les meilleurs du marché
- Excellente autonomie
On a moins aimé
- Un peu trop lourd
- L’ouverture variable est trop gadget
- Des prix en hausse, toujours avec Nano SIM en France
L’iPhone 18 Pro Max n’est pas l’iPhone avec le plus de nouveautés de l’histoire, mais il est de loin le plus complet jamais proposé par Apple. Après avoir réglé une partie de ses problèmes de chauffe et amélioré l’autonomie l’année dernière, Apple peaufine son travail avec sa nouvelle génération d’iPhone haut de gamme. Le 18 Pro Max se recharge plus vite et ne surchauffe plus quand il est branché, dispose d’une batterie plus grosse (qui le rend presque trop lourd, attention) et continue de s’améliorer avec une nouvelle puce et un système de refroidissement repensé pour ne plus souffrir de ses défauts d’antan. L’autre nouveauté appréciable est la qualité des photos de nuit : l’ouverture plus grande f/1.48, contre f/1.78 l’an passé, fait une grande différence. Dommage que l’ouverture variable en elle-même soit très gadget : on a l’impression qu’une ouverture fixe f/1.48 aurait été suffisante. On est aussi impressionné par la puce A20 Pro : à force de battre des records tous les ans, Apple va finir par prendre une avance irrattrapable.
Faut-il acheter l’iPhone 18 Pro ? Si vous avez un iPhone 17 Pro, non : gardez-le, il n’y a pas assez pour justifier le changement cette année. Si vous venez d’un modèle plus ancien et que vous avez envie de changement, il est difficile d’imaginer que vous n’allez pas adorer l’iPhone 18 Pro Max. Son principal point faible est qu’il arrive en même temps que l’iPhone Duo, le premier smartphone pliant d’Apple qui va forcément lui voler une partie de son public historique. Mais, sur le papier, l’iPhone 18 Pro Max est ce qu’Apple proposera de mieux pour les 12 prochains mois.
Où acheter l’iPhone 18 Pro et l’iPhone 18 Pro Max aux meilleurs prix ?
L’iPhone 18 Pro est commercialisé à partir de 1 479 euros et l’iPhone 18 Pro Max à partir de 1 629 euros. Les deux sont déclinés en quatre versions et quatre couleurs, avec 256 Go, 512 Go, 1 To ou 2 To de stockage. Voici les meilleures offres en temps réel, les opérateurs et les revendeurs cassent déjà les prix :
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