ENQUÊTE. Des data centers dans l’espace ?

L’idée de bénéficier de l’énergie solaire en continu séduit industriels et États, à l’heure où l’IA fait exploser les besoins de calcul. Mais cette promesse repose sur des contraintes techniques et des coûts vertigineux, sans oublier les risques liés à la multiplication des satellites.
Le projet de satellite AI-1 (vue d’artiste) porté par SpaceX, et qui atteindrait près de 70 mètres d’envergure avec ses panneaux solaires déployés, serait positionné sur une orbite basse, entre 600 et 800 kilomètres d’altitude.
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Cet article, écrit par Chisato Goya, est extrait du mensuel Sciences et Avenir n°955, daté de septembre 2026.
"Sur Terre, on est limité en énergie. L’espace a l’avantage d’être toujours ensoleillé." Le 21 mars 2026, depuis une centrale électrique désaffectée à Austin, aux États-Unis, Elon Musk, fondateur de SpaceX, déclare que l’avenir des data centers sera dans l’espace, grâce à l’énergie solaire disponible de façon illimitée. Avec l’essor de l’intelligence artificielle générative, la consommation d’électricité des centres de données devrait passer de 485 térawattheures (TWh) en 2025 à 950 TWh en 2030, soit un peu plus du double de la consommation électrique annuelle de l’Hexagone, selon les prévisions de l’Agence internationale de l’énergie.
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