Le premier ministre de la Colombie-Britannique déclenche des élections anticipées
Le premier ministre de la Colombie-Britannique, David Eby, a déclenché mardi des élections, moins de deux ans après le début de son mandat et alors que l’opposition conservatrice de la province est en proie au chaos depuis la démission de sa cheffe il y a quelques jours.
Le chef du Nouveau Parti démocratique s’est rendu à la résidence de la gouverneure générale à Victoria pour demander à la lieutenante-gouverneure Wendy Cocchia de dissoudre l’Assemblée législative, lançant ainsi une campagne électorale dont le scrutin aura lieu le 24 octobre.
M. Eby affirme que la menace que représentent le président américain, Donald Trump, et sa guerre commerciale constitue un « moment décisif » pour la Colombie-Britannique.
La date du scrutin final est fixée une semaine après celle des élections municipales. M. Eby a convoqué ce scrutin malgré les appels lancés par de nombreux dirigeants locaux pour éviter que les campagnes ne se chevauchent.
Ces élections anticipées interviennent alors que la droite s’efforce frénétiquement de resserrer les rangs après la démission, dimanche, de l’ancienne cheffe conservatrice, Kerry-Lynne Findlay, après moins de quatre mois tumultueux à la tête du parti.
Cinq députés provinciaux qui avaient récemment démissionné ou avaient été exclus du groupe parlementaire conservateur par Mme Findlay ont été réintégrés lundi, portant ainsi les effectifs du parti à 29. Cette situation devrait toutefois à nouveau changer, puisque le mari de Mme Findlay, le député Brent Chapman, a annoncé qu’il quittait les conservateurs pour rejoindre OneBC.
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