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Friday, October 9, 2026

«Elle a uni l'Espagne»: l'hommage de Barcelone à Maricarmen, la retraitée symbole de la crise du logement

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Une manifestation s'est tenue, vendredi 9 octobre au soir à Barcelone, en hommage à Maricarmen Abascal, la retraitée madrilène dont l'expulsion de son logement avait provoqué une vague d'indignation en Espagne. Pour les manifestants, les lobbies immobiliers portent la responsabilité de la mort de celle qui était devenue, en quelques jours, une icône de la crise du logement.

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Âgée de 87 ans, Maricarmen Abascal avait été expulsée le 23 septembre de l'appartement qu'elle occupait depuis 70 ans, après une hausse de 275% de son loyer, porté à 2 650 euros par mois. Hospitalisée dans un état d'épuisement après son expulsion, elle est morte mercredi 7 octobre. Un accord avait pourtant été trouvé avec la société propriétaire pour qu'elle puisse réintégrer son logement.

À Barcelone, Elena Lopez, retraitée venue manifester avec sa petite-fille et de nombreuses autres personnes, a voulu lui rendre hommage ce 9 octobre. « Après l'avoir expulsée, elle est morte à l'hôpital sans avoir pu rentrer chez elle. C'est tellement triste tout ça », déplore-t-elle au micro de notre correspondante à Barcelone, Élise Gazengel.

Pour beaucoup de participants, sa mort n'a cependant pas été vaine. Maria Vargas, étudiante, estime que Maricarmen est devenue le symbole dont le pays avait besoin « pour se réveiller ». « Elle a réussi à unir l'Espagne, ce qui est souvent compliqué, souligne-t-elle. Je la remercie beaucoup, Maricarmen. Qu'elle repose en paix d'abord, mais on avait vraiment besoin d'un symbole. »

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Une grève générale prévue le 11 novembre

Pour les manifestants, ce symbole doit désormais mener à un changement pour le pays. « Alors que Maricarmen nous a quittés, les responsables de sa mort sont toujours vivants. Et c'est contre eux que l'on va faire une grève générale, affirme Carme Arcarazo, porte-parole du mouvement. On doit bloquer le pays si on veut que ce qui est arrivé à Maricarmen n'arrive plus jamais à personne. »

Les principaux syndicats espagnols ont appelé à une grève générale le 11 novembre afin d'accentuer la pression sur les questions du logement et des salaires. Le mouvement intervient alors que la crise du logement occupe une place centrale dans le débat politique espagnol, à l'approche des élections législatives anticipées du 29 novembre. Après le temps du recueillement, les manifestants préparent donc désormais celui de la mobilisation nationale.

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