8 millions de dollars : il y a 25 ans, le premier épisode de Smallville battait déjà tous les records

Un budget de 8 millions de dollars, 10 000 plants de maïs trop petits et des champs recréés numériquement : le pilote de “Smallville” voyait grand. Il y a 25 ans, Tom Welling dans le rôle de Clark Kent battait déjà des records sur la chaîne The WB.

Avant les dix saisons, les amitiés brisées et les adieux aux Clark Kent de Tom Welling, il y a eu un pari particulièrement coûteux. Le 16 octobre 2001, Smallville faisait ses débuts sur la chaîne américaine The WB avec un pilote dont le budget atteignait environ 8 millions de dollars, un record pour la chaîne à l’époque. Une somme qui témoignait de l’ambition du projet : raconter la jeunesse de Superman en donnant à son univers une véritable ampleur visuelle.
Pourtant, parmi les difficultés rencontrées par l’équipe, l’une des plus inattendues concernait un élément apparemment banal du paysage : le maïs.
Dix mille plants… qui ne poussent pas assez
Dans Smallville, les champs participent pleinement à l’identité de la série. Ils inscrivent Clark dans le Kansas rural et entourent cette ferme où Jonathan et Martha Kent élèvent un garçon venu d’un autre monde.
Mais le tournage se déroulait dans la région de Vancouver, au Canada, et la production ne disposait pas toujours des champs nécessaires. L’équipe avait donc fait pousser plus de 10 000 plants de maïs en serre pour le pilote. Le résultat n’était malheureusement pas à la hauteur : les tiges n’avaient atteint qu’environ 60 centimètres, une taille insuffisante pour les besoins du tournage.
Il a fallu trouver une solution de remplacement. Environ 600 faux plants ont été acheminés par avion depuis l’Arizona, tandis que des champs étaient ajoutés numériquement dans les plans qui le permettaient. Ces détails sont notamment rapportés dans les informations de production de l’épisode, qui renvoient au commentaire DVD des créateurs Alfred Gough et Miles Millar et du réalisateur David Nutter.
Derrière ce paysage familier se cachait ainsi un mélange de végétation artificielle et d’images de synthèse. Même les décors les plus ordinaires on pu ainsi demander un travail considérable.
The WB
Un budget record pour lancer le futur Superman
Le maïs ne suffit évidemment pas à expliquer les 8 millions de dollars dépensés. Le pilote devait installer tout un univers, présenter ses personnages et donner une dimension spectaculaire à l’arrivée de Clark sur Terre. Son important travail d’effets visuels pesait particulièrement dans le budget.
Le montant et son caractère exceptionnel pour The WB sont notamment documentés dans l’ouvrage Season Finale: The Unexpected Rise and Fall of The WB and UPN, de Susanne Daniels et Cynthia Littleton. Il s’agissait bien d’un record pour cette chaîne, et non du pilote le plus cher de toute l’histoire de la télévision.
Cette ambition avait aussi impressionné les acteurs. Dans un entretien publié le 16 octobre dernier par la Television Academy pour les 25 ans de la série, Michael Rosenbaum, l’interprète de Lex Luthor, s’est souvenu de sa découverte des premières images. La photographie, les cascades et l’ampleur de la réalisation lui avaient donné le sentiment de participer à un projet capable de devenir un succès.
The WB
Un deuxième record dès la diffusion
Le pari a rapidement trouvé son public. Selon la Television Academy, le premier épisode a réuni 8,35 millions de téléspectateurs, signant alors le meilleur démarrage d’une série dans l’histoire de The WB.
L’investissement était considérable, mais Smallville avait réussi son entrée. Tom Welling allait incarner Clark Kent pendant dix saisons, et les champs de maïs devenir indissociables de cette relecture de Superman. Les spectateurs, eux, étaient loin d’imaginer les difficultés qu’avait posées leur fabrication.
Le premier épisode, ainsi que les dix saisons de Smallville, sont actuellement à revoir sur Netflix et Prime Video.
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