"La plus belle opportunité de ma vie" : ni Dirty Dancing, ni Ghost ! Pour Patrick Swayze, son plus beau rôle, c'est ce film injustement oublié

Contrairement à ce que l'on pourrait penser, Patrick Swayze ne vouait pas un culte à ses rôles dans Dirty Dancing ou Ghost, qui ont fait de lui une star. Sa plus belle opportunité, selon lui, était ce film de 92 qui a été un échec cuisant.

En 1992, après les succès de Dirty Dancing, Road House, Ghost ou encore Point Break, Patrick Swayze est devenu une star internationale. Cependant, malgré sa popularité gagnée grâce à ces oeuvres devenues cultes, le comédien aspirait à des rôles plus profonds.
C'est pourquoi, en 1992, il accepte de tourner La Cité de la joie, sous la direction de Roland Joffé. Il aurait pu jouer dans des blockbusters prestigieux, mais il a choisi un drame poignant, décision qui a même surpris les producteurs de l'époque.
Pour Patrick Swayze, ce rôle était tout ce qu'il avait toujours attendu, comme il le confiait au Los Angeles Times en 1992 : "Au fond de moi, je crevais d'envie d'obtenir un rôle comme celui-ci. J’étais désespéré à l’idée de franchir un nouveau cap en tant qu’acteur et de découvrir si j’avais les capacités d’y parvenir. Et je serai toujours redevable à Roland Joffé de m’avoir offert l’opportunité la plus importante de ma vie."
Je serai toujours redevable à Roland Joffé de m’avoir offert l’opportunité la plus importante de ma vie.
Un flop monumental
Malheureusement pour la star de Dirty Dancing, La Cité de la joie a été un échec commercial cuisant, avec seulement 14 millions de dollars récoltés dans le monde pour un budget estimé à 27 millions.
Malgré un cinéaste de renom, celui de Mission, et une star internationale comme Patrick Swayze, le public n'a pas répondu présent. Par ailleurs, la critique reprochait au long-métrage un scénario trop hollywoodien.
C'est en effet l'un des principaux reproches adressés au film : à vouloir raconter une histoire universelle d'espoir et de solidarité, il a transformé parfois une réalité sociale complexe en mélodrame assez conventionnel. Certains critiques ont estimé que les personnages et les rebondissements étaient trop écrits, au détriment de l'authenticité du récit.
Le critique Roger Ebert, pourtant plutôt favorable, lui attribuait 3 étoiles sur 4. Il regrettait que le film suive trop les codes du scénario hollywoodien et estimait que l'histoire du paysan Hazari aurait pu se suffire à elle-même, sans l'intrigue centrée sur le médecin américain.
Une oeuvre poignante
Adapté du roman de Dominique Lapierre, La Cité de la joie plonge au coeur des bidonvilles de Calcutta, en Inde, où se croisent des destins marqués par la pauvreté, la souffrance et l’espoir.
Max Lowe, un jeune médecin américain en quête de sens, découvre une réalité qui bouleverse ses certitudes. Dans ce quartier déshérité, il rencontre notamment Hasari Pal, un paysan ruiné venu chercher une vie meilleure pour sa famille, ainsi que Joan Bethel, une infirmière engagée auprès des plus démunis.
Confrontés à la misère, aux injustices et à la violence du quotidien, ces personnages vont apprendre à dépasser leurs différences pour affronter ensemble l’adversité. Au fil des rencontres et des épreuves, la solidarité devient une force essentielle, capable de faire naître l’espoir là où tout semble perdu.
Porté par une galerie de personnages profondément humains, La Cité de la joie est un récit poignant sur la dignité, le courage et la fraternité, qui révèle la lumière et l’humanité au coeur de la détresse.
Si vous ne l'avez jamais vu, La Cité des la joie est disponible en Blu-ray, DVD et VOD.
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