Geely lancera ses premiers véhicules électriques au Canada en 2027
L’un des plus grands constructeurs automobiles chinois annonce son arrivée au Canada. Geely Auto a indiqué vendredi qu’il comptait commencer à y vendre des véhicules électriques dès l’an prochain. Il devient ainsi le premier constructeur chinois à annoncer son entrée sur le marché canadien depuis qu’Ottawa a instauré de nouveaux quotas d’importation plus tôt cette année.
Le constructeur établi à Hangzhou, deuxième fabricant de véhicules électriques en Chine derrière BYD, n’a toutefois pas dévoilé quels modèles seront d’abord commercialisés au Canada, ni l’emplacement de ses points de vente et de service, les prix ou les dates de disponibilité. Ces précisions seront communiquées à l’approche du lancement commercial prévu en 2027.
« Le Canada représente une prochaine étape importante dans l’expansion internationale de Geely Auto », a déclaré dans un communiqué Bryan Wu, directeur général de Geely Auto Canada.
Le Canada a accepté cette année d’autoriser l’importation d’un maximum de 49 000 véhicules électriques fabriqués en Chine par année, moyennant des droits de douane de 6,1 %, une réduction considérable par rapport au taux précédent de 100 %. Cette entente a été conclue par le premier ministre Mark Carney lors d’une mission commerciale en Chine, en janvier, au cours de laquelle des protocoles d’entente ont également été signés dans les secteurs de l’énergie, de la fabrication et de la construction moderne en bois.
Depuis, 15 603 véhicules électriques ont été importés dans le cadre de ce quota entre le 1er mars et le 31 août, alors que le contingent autorisé pour cette période s’élevait à 24 500 véhicules, selon les données d’Affaires mondiales Canada.
Au moment de l’annonce de l’entente, le secrétaire américain aux Transports, Sean Duffy, avait prévenu que le Canada « regretterait certainement d’avoir laissé entrer des voitures chinoises sur son marché ».
D’autres constructeurs automobiles chinois préparent également leur arrivée au Canada, qu’ils considèrent comme un marché d’essai avant de tenter de percer aux États-Unis, rapportait Reuters en juin.
Une réglementation adoptée sous la présidence de Joe Biden au début de 2025 empêche dans les faits les constructeurs chinois de vendre ou de fabriquer des véhicules de tourisme aux États-Unis, en raison de craintes que les voitures connectées puissent transmettre des données sur leurs conducteurs à la Chine. Washington impose également des droits de douane de plus de 100 % sur les véhicules électriques fabriqués en Chine.
Pendant ce temps, le marché canadien des véhicules électriques, qui peine à prendre son élan, pourrait amorcer un redressement. Un nouveau sondage d’Abacus Data, réalisé pour le compte de Clean Energy Canada, laisse entrevoir « des changements encore plus importants en 2027 ».
Près d’un Canadien sur deux envisage l’achat d’un véhicule électrique
Près de la moitié des Canadiens (48 %) se disent enclins à choisir un véhicule électrique lors de leur prochain achat, contre 45 % dans les sondages précédents. L’intérêt est particulièrement marqué chez les jeunes acheteurs : 67 % des 18 à 29 ans et 58 % des 30 à 44 ans se disent favorables à cette option.
Geely fait son entrée au Canada « avec un engagement à long terme » visant à établir des partenariats locaux et à gagner la confiance des consommateurs envers la marque, a indiqué M. Wu.
« Nous savons que la confiance se gagne avec le temps et nous sommes déterminés à la mériter ici », a-t-il affirmé.
En 2025, le groupe Geely Auto a vendu plus de 3,02 millions de véhicules dans le monde, dont près de 1,69 million de véhicules à énergie nouvelle, une catégorie qui comprend les modèles entièrement électriques à batterie et les hybrides rechargeables. Sa gamme comprend notamment les berlines électriques Galaxy et Radar ainsi que le véhicule utilitaire sport Zeekr.
Geely a également lancé un site Web canadien, geely.ca, pour informer les consommateurs de ses activités et promouvoir les modèles qu’il entend commercialiser au pays. Une bannière sur le site annonce : « Une nouvelle façon de conduire électrique s’en vient. »
Cet article a été traduit par la rédaction du Devoir à l’aide d’un outil d’intelligence artificielle après avoir d’abord été publié en anglais dans le Canada’s National Observer.
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