Oubliez le diesel, Renault veut bousculer les utilitaires avec son nouveau Trafic Van électrique, boosté aux 800 V et à Google
Renault a dévoilé ce lundi 14 septembre 2026 à Hanovre son nouveau Trafic Van E-Tech électrique, premier fourgon moyen à passer en 800 V. Recharge express, autonomie confortable et une architecture logicielle qui fonctionne comme un smartphone : le losange veut secouer un marché encore très diesel.
Renault a profité de la journée presse de l’IAA Transportation, le grand salon européen de l’utilitaire, pour dévoiler ce lundi 14 septembre 2026 à Hanovre la version définitive de son nouveau Trafic Van E-Tech électrique. Le fourgon inaugure notamment une architecture en 800 V, une première dans la catégorie des utilitaires moyens, où les modèles en vente restent tous en 400 V.
Une architecture qui change la donne
Le Trafic Van électrique embarque un seul moteur monté sur l’essieu arrière, de 204 chevaux et 345 Nm de couple. Rien d’affolant, mais c’est cohérent pour un fourgon de livraison. Côté batterie, Renault démarre avec un pack NMC de 81 kWh et vise plus de 470 km d’autonomie WLTP en cycle mixte.
En usage surtout urbain, là où ce genre de véhicule passe la plupart de son temps, la marque promet près de 690 km avant de rebrancher. À noter qu’une version d’entrée de gamme dotée d’une batterie LFP suivra plus tard, avec une autonomie visée d’environ 350 km. Le saut est spectaculaire face à l’ancienne génération du Trafic E-Tech, qui se contentait d’un pack de 52 kWh, offrant à peine 300 km d’autonomie WLTP.

L’architecture 800 V accélère forcément les recharges : jusqu’à 280 km d’autonomie récupérés en une vingtaine de minutes, correspondant à l’exercice du 15 à 80 % de batterie.
Deux longueurs sont proposées au catalogue : une courte de 4,87 m (5,1 m³ de volume utile) et une longue de 5,27 m (5,8 m³). La hauteur reste contenue à 1,90 m, permettant d’entrer dans la plupart des parkings souterrains. Bon point pour les artisans qui travaillent en centre-ville. Par ailleurs, Renault avance aussi une charge utile de 1,25 tonne et la traction d’attelage jusqu’à 2 tonnes.
Un utilitaire qui tourne sous Android
Le Trafic se distingue surtout de ses concurrents grâce à son logiciel. Renault revendique le premier utilitaire léger d’Europe à adopter une architecture logicielle centralisée, dite software-defined vehicle (SDV). La marque a regroupé environ 80 calculateurs électroniques dans deux gros ordinateurs de bord, qui font tourner Car OS, un système maison basé sur Android et développé avec Google. Comme sur un smartphone (ou une Tesla), le fourgon peut donc recevoir des mises à jour à distance (OTA) et gagner des fonctions après l’achat.
Pour les gestionnaires de flotte, Renault promet d’exploiter cette base connectée avec un programme baptisé Uptimize, attendu en 2027. Ce dernier s’appuiera sur les données du véhicule et sur de l’intelligence artificielle pour anticiper la maintenance et « réduire de 50 % le temps d’immobilisation des véhicules en cas d’incident » selon la marque. Pour une entreprise qui vit de ses camionnettes, l’argument est sérieux. Renault n’a toutefois pas encore détaillé le fonctionnement précis du service.
Ouverture des commandes à l’automne 2026
Renault avance un coût d’usage total jusqu’à 10 % inférieur à celui d’un diesel équivalent. Le constructeur au losange affirme aussi que l’empreinte carbone du Trafic Van E-Tech est réduite de plus de 45 % comparé à un fourgon diesel de même taille, sur l’ensemble de son cycle de vie.
Il manque encore la donnée la plus attendue, le prix, que Renault n’a pas communiqué. Pour le connaître, il faudra attendre l’ouverture des commandes, prévue à l’automne 2026, pour des premières livraisons en 2027. C’est aussi à cet horizon qu’est prévue la commercialisation de la version cabine, dédiée au transport de passagers et aux loisirs. Pour mémoire, la production du Trafic électrique se fera dans l’usine de Sandouville, près du Havre (76).
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