« La menace s’accroît » : la nouvelle mise en garde face à la Russie, un général allemand débarque à la tête du comité militaire de l’Otan

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L’Allemand Carsten Breuer a été élu samedi président du comité militaire de l’Otan, pour succéder mi-2027 à l’Italien Giuseppe Cavo Dragone, annonce Berlin selon qui le général aura la « ligne claire » de faire face à la « menace » russe qui « s’accroît ».
« Les cheffes et chefs d’état-major des pays membres de l’Otan ont élu aujourd’hui l’inspecteur général de la Bundeswehr, le général Carsten Breuer, au poste de futur président du comité militaire de l’Otan », a annoncé le ministère allemand de la Défense dans un communiqué.
Elu pour trois ans, ce conseiller militaire du secrétaire général de l’organisation, aujourd’hui le Néerlandais Mark Rutte, est traditionnellement un Européen ou un Canadien, tandis que le commandant suprême des forces alliées en Europe (Saceur), nommé par le président des Etats-Unis, est jusqu’ici toujours un officier américain.
A la tête de la plus haute instance militaire de l’Otan, le général Breuer aura pour mandat « une ligne claire : la menace, principalement en provenance de la Russie, s’accroît », a commenté le ministre allemand de la Défense Boris Pistorius dans le même communiqué.
Les Européens « devront s’investir encore davantage dans leur propre sécurité et dans la dissuasion conventionnelle, tandis que les États-Unis étendront aussi leur attention à d’autres régions », ajoute-t-il.
Sous la pression de Donald Trump, qui veut concentrer les ressources militaires américaines à d’autres régions que l’Europe, notamment en raison de la rivalité avec la Chine, plusieurs pays, dont l’Allemagne, ont accru leurs budgets de défense et approuvé en 2025 l’objectif de consacrer 5 % de leur PIB à la sécurité d’ici à 2035.
L’élection du général Breuer est « aussi un signe de confiance envers l’Allemagne et une reconnaissance des nombreuses mesures engagées par l’Allemagne pour renforcer l’Alliance », estime encore M. Pistorius.
Devenue le premier bailleur de l’Ukraine dans sa guerre contre la Russie, l’Allemagne s’estime en première ligne face à Moscou, qu’elle accuse de mener de nombreuses « attaques hybrides », dont des actes d’espionnage, de sabotage ou des cyberattaques.
Samedi, l’ancien président et ex-Premier ministre russe Dmitri Medvedev, qui dirige le parti au pouvoir Russie unie, a reproché aux Européens de mener « une guerre directe contre la Russie » via leur soutien à Kiev. « Comme il y a cent ans, les bâtards européens ne comprennent que la force brutale », a-t-il ajouté à propos de la prise de contrôle annoncée par Moscou des actifs d’entreprises européennes encore implantées en Russie.
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