Le Dow Jones cède face au 10 ans à 5%, sommet Trump-Xi en vue cette semaine

Investing.com - Le a terminé la séance de vendredi sur un repli de 0,18%, à 51.682,64 points, soit 95,40 points perdus. L'indice des 30 valeurs a fait cavalier seul à la baisse : le S&P 500 a gagné 0,17%, à 7.650,50 points, tandis que le a progressé de 0,39%, à 26.522,55 points, porté par les semi-conducteurs.
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Sur l'ensemble de la semaine, le Dow Jones a abandonné 1,7%, sa plus forte baisse hebdomadaire depuis mars et son troisième repli consécutif, quand le S&P 500 a cédé 0,1% et que le Nasdaq a pris 0,7%.
Parmi les actions du Dow Jones, c'est Amgen qui a le plus progressé vendredi, à +1,55%, suivie de Nvidia, à +1,34%, et de Caterpillar, à +1,30%. A la baisse, a reculé de -3,45%, Walt Disney de -2,54% et Nike de -2,34%. Notons que le DJIA étant pondéré par les prix, le recul de plus de 8 dollars du titre IBM a pesé sensiblement sur l'indice, ce qui explique en partie son décrochage face au S&P 500 et au Nasdaq.
Le Dow Jones freiné par la remontée des taux longs
Soulignons que la séance s'est inscrite dans le sillage de la décision de la Réserve fédérale, qui a relevé mercredi ses taux directeurs d'un quart de point, une première depuis 2023, à l'issue d'un vote unanime. Après le net rebond de jeudi, les investisseurs ont marqué une pause, partagés entre le regain de crédibilité accordé à la banque centrale dans sa lutte contre l'inflation et des coûts d'emprunt qui demeurent très élevés.
Le marché obligataire est en effet resté au centre des préoccupations. Le rendement des emprunts d'État américains à 10 ans, qui avait atteint en début de semaine un plus haut depuis juillet 2007, est repassé brièvement au-dessus du seuil de 5% vendredi, après sa détente de la veille. Cette tension sur les taux longs pèse sur les valorisations et n'épargne pas les grandes valeurs du Dow Jones.
Par ailleurs, la Fed a laissé entendre que son resserrement n'était peut-être pas achevé : ses projections intègrent une hausse de taux supplémentaire d'ici la fin 2026, et les contrats à terme sur les fed funds attribuent une probabilité d'environ 42% à deux relèvements additionnels, selon l'outil FedWatch du CME. Le président de la Fed de Kansas City, Jeff Schmid, a d'ailleurs indiqué vendredi avoir soutenu la décision du comité.
Au-delà de ces facteurs fondamentaux, la séance coïncidait avec la journée des « trois sorcières », échéance trimestrielle marquée par l'expiration simultanée d'options et de contrats à terme. Selon Citadel Securities, environ 7.000 milliards de dollars d'options arrivaient à échéance, l'un des montants les plus importants jamais observés, de quoi amplifier les ajustements de positions en fin de séance.
A surveiller ce lundi pour bien aborder le Dow Jones
Rappelons enfin que les cours du pétrole, toujours élevés sur fond de conflit au Moyen-Orient, continuent d'alimenter les craintes inflationnistes. Le week-end a d'ailleurs été marqué par une nouvelle escalade, les Houthis ayant revendiqué une attaque de missiles et de drones contre l'Arabie saoudite.
Ce lundi, l'attention des investisseurs du Dow Jones se portera sur les interventions de plusieurs responsables de la Fed, dont Austan Goolsbee, ainsi que sur l'indice d'activité nationale de la Fed de Chicago. Le marché aura également en ligne de mire les indices PMI préliminaires mercredi et, surtout, la rencontre entre Donald Trump et Xi Jinping prévue jeudi à la Maison-Blanche, un rendez-vous susceptible d'influencer la trajectoire du DJIA.
Enfin, notons que le Dow Jones et les autres indices US s'affichent en hausse sur les marchés à terme au moment de la rédaction de cet article, suggérant une ouverture positive à Wall Street ce lundi.
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