Affaires étrangères : Maxime Prévot réservé sur l’accueil du fils de l’ancien Shah d’Iran, Reza Pahlavi, à la Chambre le 5 novembre

A l’invitation du groupe MR, le prince devrait être présent au parlement fédéral le 5 novembre. Il est question d’une réunion informelle privée à laquelle n’assisteraient que des députés du parti. Une autre séance, plus large, où des victimes du régime seraient invitées pourrait également avoir lieu.
Par "souci de pluralité", le MR entend également recevoir d’autres opposants, indiquait lundi le parti. Le 6 novembre, à l’invitation du ministre de la Défense, Theo Francken, Reza Pahlavi tiendra par ailleurs une conférence à l’École Royale Militaire. La semaine passée, la Chambre a sollicité l’avis des Affaires étrangères. "L’opposition iranienne est particulièrement diversifiée, et (la) personne (de M. Pahlavi) ainsi que ses ambitions politiques ne bénéficient en aucun cas d’un soutien unanime au sein de la population iranienne. Partant de ce constat, il serait indiqué […] de laisser également s’exprimer d’autres voix issues du large spectre de l’opposition iranienne. Cette approche équilibrée permettrait d’éviter que l’accueil réservé à une seule personnalité ne soit interprété comme une préférence politique pour un courant ou un personnage particulier", a expliqué le ministre.

"Notre principe de base demeure qu’il appartient exclusivement au peuple iranien de déterminer son avenir politique et la forme de son système politique. À cet égard, la Belgique n’exprime aucune préférence pour une personne, un groupe ou un courant politique particulier appelé à diriger l’Iran à l’avenir", a-t-il ajouté. "Je tiens à souligner qu’un accueil officiel de M. Reza Pahlavi pourrait comporter des risques en matière de sécurité", a-t-il encore indiqué. La conférence des présidents de la Chambre doit se pencher à nouveau sur cette question mercredi.
En attendant, des associations d’opposants iraniens ont écrit à la Chambre pour demander le retrait de cette invitation. A l’initiative de l’ex-sénateur Pierre Galand, une série de personnalités du monde académique, associatif, juridique et politique ont également exprimé dans une lettre ouverte leur "préoccupation" et appelé le gouvernement à "déconseiller" d’accueillir le fils du Shah.
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.