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Sunday, November 1, 2026

Israël: après les législatives, l'opposition veut passer à l'offensive face au camp gouvernemental

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Au lendemain des élections législatives israéliennes, qui ont privé le Premier ministre Benyamin Netanyahu de sa majorité, l’opposition tente de passer à l’offensive. Gadi Eisenkot, le chef du parti Yashar, entend exploiter sans attendre les 67 sièges anti-Netanyahou à la Knesset pour imposer une commission d'enquête sur le 7-Octobre et la conscription universelle.

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Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul

Pour l’ancien chef d'état-major Gadi Eisenkot, le verdict des urnes est sans équivoque : les Israéliens ont rejeté le pouvoir sortant.

Avant même la formation compliquée d'une coalition gouvernementale, le leader du parti Yashar entend utiliser le levier parlementaire pour frapper fort. À l'ordre du jour : voter la création d’une commission d’enquête d'État sur le fiasco du 7-Octobre, imposer le service militaire aux ultra-orthodoxes, et remplacer le président de la Knesset, Amir Ohana, pour neutraliser les manœuvres du Likoud.

Mais pour bâtir cette majorité de blocage l'opposition sioniste, doit compter sur l’appui décisif des 19 élus des formations arabes. Une dynamique politique inédite, que décrypte le politologue Menachem Klein, de l'université Bar-Ilan.

« Ce que nous avons vu lors des élections, c'est une mobilisation des Palestiniens d'Israël pour se sauver eux-mêmes, explique-t-il. Et maintenant, après les élections, nous voyons le début d'une prise de conscience chez des Juifs qui comprennent que seuls les Palestiniens d'Israël les sauveront, eux et les Palestiniens d'Israël — sauveront la démocratie. Il y a ici une interdépendance pour sauver les deux communautés. »

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Une manifestation réclame une alliance avec les partis arabes

Face au spectre d’une paralysie institutionnelle, l’opposition n’exclut même plus le retour à une élection directe du Premier ministre qui avait déjà été tentée, sans succès, par le passé.

Samedi soir, quelques centaines de personnes se sont rassemblées à Tel-Aviv pour réclamer au camp de l'opposition une alliance avec les partis arabes afin d'écarter le Premier ministre israélien sortant. « Les Arabes et les Juifs ne gagneront qu'ensemble », « sauvons la démocratie israélienne », pouvait-on notamment lire sur les pancartes.

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