Jusqu’à une heure de retard dans les trains de banlieue

Les trains de banlieue des lignes Vaudreuil-Hudson et Candiac, vers Montréal, ont enregistré mardi matin jusqu’à une heure de retard. Et cette fois, le partage des voies avec le Canadien National et le Canadien Pacifique Kansas City (CPKC) – à l’origine des retards, très souvent – n’est pas en cause.
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Ce sont plutôt des problèmes de signalisation, causés par un véhicule qui aurait percuté une installation du CPKC, qui ont entraîné ce mardi matin très compliqué pour les usagers.
« Des travaux sont en cours par le CPKC pour régler la situation », a indiqué par courriel en après-midi Caroline Labelle, conseillère aux relations médias pour exo.
Risquent-ils d’occasionner d’autres retards au cours des jours à venir ? Ça ne devrait pas, a répondu Mme Labelle.
Exo transporte par train ou autobus les usagers des couronnes nord et sud de Montréal. Son territoire couvre les 82 municipalités membres de la Communauté métropolitaine de Montréal, (CMM), de même que Saint-Jérôme et Kahnawake.
Mme Labelle a reconnu que ces derniers jours, la ligne de Saint-Jérôme a aussi été particulièrement affectée « par plusieurs évènements ».
Et sur les différents circuits, divers incidents ont occasionné ces derniers temps des retards « en lien avec le passage d’un train de marchandises, d’un navire sur la voie maritime, des problèmes techniques liés à la voie (problème d’aiguillage ou de signalisation) ou des contraintes opérationnelles reliées à nos trains ou nos équipes ».
Les usagers interviewés mardi ont été nombreux à se montrer indulgents face aux incidents, mais ulcérés par les communications défaillantes et par l’absence de mises à jour.
Sur les écrans de la gare, avant le départ, « il était indiqué qu’il y aurait 9 minutes de regard, alors qu’au microphone, on nous parlait plutôt de 25 minutes », a raconté David Rennie, un gestionnaire qui dit avoir manqué une réunion.
Mountaga Sy, qui a aussi été affecté par les problèmes sur la ligne de Vaudreuil, a raconté qu’à un moment donné, exo a indiqué que le train aurait 30 minutes de retard. « Mais ça faisait déjà 30 minutes qu’on était en retard. »
Au micro, dans le train, Nadia Pavlova a entendu qu’il y avait cinq minutes de retard, « alors que nous étions déjà immobilisés depuis 10 minutes ».
Karine Viens, elle, ne comprend pas qu’exo ait continué de faire monter des passagers dans le train, à Saint-Constant, alors que le problème de signalisation était déjà connu. « Mon train a fini par s’arrêter à LaSalle. Avoir su, je serais restée à la maison. On a fini par nous dire qu’on pouvait descendre là, qu’il y aurait des autobus, mais les employés ne pouvaient pas nous indiquer où ils nous mèneraient. Les passagers ont été nombreux, comme moi, à se partager des Uber. »
Amelia Foglietta, qui part de Vaudreuil, a manqué son cours, au cégep Dawson. « Pour partir de chez moi, je n’ai pas beaucoup d’options. Je pourrais prendre le REM, mais souvent, il n’est pas fiable non plus. »
(Au cours des entrevues, un employé d’exo est venu nous dire qu’il ne fallait pas déranger les usagers et qu’une demande d’information devait plutôt être présentée au service des communications-ce qui était déjà fait).
Jennifer Abbott, qui part de Beaconsfield, a raté sa réunion du matin et elle a prévenu sa patronne. Qui s’est montrée compréhensive, dit-elle, parce qu’elle a aussi des problèmes de transport. « Elle prend le REM, ça lui arrive quand même souvent à elle aussi d’être en retard. »
Ces retards de mardi ont rappelé à plusieurs que dans quelques semaines, quand il fera froid, ça sera encore plus problématique, surtout si on attend sur le quai un train qui n’arrive pas.
« Les abris ne sont pas chauffés, on gèle, l’hiver », a fait observer M. Rennie.
Et ce n’est pas demain la veille que les usagers du train de banlieue pourront attendre au chaud.
« En raison du contexte financier actuel d’exo, les investissements sont concentrés sur le maintien des actifs nécessaires à la livraison de service », a indiqué Mme Labelle.
En décembre, exo a annoncé qu’il allait devoir réduire ses dépenses significativement, son budget allant passer de 2,5 à 1,9 milliard.
Quant aux communications défaillantes décrites par les usagers, exo s’en est montrée étonné, Mme Labelle soulignant que des messages « sont diffusés à bord du train, de façon vocale sur les quais des gares concernées, sur notre site web, envoyés par texto ou courriel pour les gens qui sont abonnés à nos alertes, ainsi que sur les panneaux d’affichage électroniques dans les gars. Des messages sont également affichés dans l’application Chrono ».
« Moi, j’ai regardé l’application, ça disait que le train était en retard, mais sans plus d’explication », a dit Mountaga Sy.
Interpellé, le maire de Pointe-Claire, John Belvedere, a dit constater que pour les trains de banlieue, « les retards observés semblent devenir une problématique récurrente ».
« Nous nous entendons soulever cette situation dans le cadre des instances de l’agglomération […]. »
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