Fusillade raciste à Trappes : une marche blanche rassemble plusieurs centaines de personnes

Le soleil réchauffait une placette coincée entre la mairie d’Aubervilliers et une église de cette ville de Seine-Saint-Denis où ont convergé famille, amis, élus et des centaines d’anonymes pour une marche blanche en mémoire de la victime touchée vendredi à Trappes par les tirs en rafale de Kevin T., un homme de 39 ans, inconnu des services de renseignement et souffrant de schizophrénie.
A Aubervilliers, la victime pratiquait les arts martiaux mixtes (MMA) dans un club, la Atch Academy, à l’initiative de cette marche blanche, et à laquelle nombre de ses adhérents avaient répondu présents. En tête de cortège, les proches du jeune homme, accompagnés par le fondateur de son club, Stéphane Chaufourier, ont déroulé une banderole où l’on pouvait lire : "tu resteras à jamais dans nos cœurs".
"Il était au mauvais endroit, au mauvais moment, avec la mauvaise couleur de peau", a confié à l’AFP son oncle, qui n’a pas donné son identité. A ses côtés, des camarades du club, comme Joël, 27 ans, qui s’entraînait régulièrement avec la victime, décrivent la douleur d’avoir "perdu un ami très proche et un frère d’entraînement", qui "avait la niaque" et "toujours le sourire".
Avant de cheminer en silence, le maire divers gauche de la commune, Sofienne Karroumi, a quant à lui déclaré à la foule : "votre présence et votre nombre dit déjà tout. Il dit notre sidération, il dit notre émotion, il dit notre volonté de rendre hommage à votre ami, votre frère".
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