Royaume-Uni: des députés demandent des toques éthiques pour les gardes royaux

Ce sont des symboles, des icônes de Londres : les gardes royaux, qui font le bonheur des touristes lors de la relève de la garde avec leurs uniformes rouges et surtout leurs hauts chapeaux en peau de grizzli noirs. Un groupe transpartisan de 18 députés réclame au ministre de la Défense de remplacer ces toques militaires par des alternatives plus éthiques, synthétiques.
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Avec notre correspondante à Londres, Émeline Vin
L’année dernière, 96 toques en peau de grizzli canadien ont été fabriquées pour les gardes royaux. Une surprise, pour ces quatre amies en visite à Londres.
« Je ne pensais pas qu’ils tuaient encore des ours pour leurs peaux », s'étonne l'une. « Ils pourraient faire des toques en nylon, non ? Ce serait très bien », estime une autre d'entre elles. « Ce serait sûrement moins lourd ! », pense une troisième. Les alternatives déjà testées se sont montrées décevantes : moins résistantes au froid, à la pluie, et surtout, moins convaincantes, selon Moira. « C’est indissociable de l’expérience londonienne ! Pourquoi changer ? Ils n’ont qu’à réparer les toques qu’ils ont », avance Moira.
Des toques qui remontent à l'époque napoléonienne
Hautes de 45 cm et pesant près de 700 grammes, les toques sont portées depuis les guerres napoléoniennes. Pip a hérité de celle de son beau-père, qui était garde royal. « L’ours est l’un des animaux les plus puissants, c’est un symbole, et c’est fait pour impressionner. Mais on ne devrait plus utiliser des fourrures animales pour nous représenter. Nous devrions protéger ces animaux, pas les utiliser. »
La fourrure est récoltée lors de chasses encadrées, selon les autorités canadiennes. Le coût d’une toque est estimé autour de 2 500 euros.
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