The Jerusalem PostGovernment issues warnings for northern, central Israel amid heavy thunderstorms, fears of floodingDaily MaverickPOLITICALLY AWEH: Why is rent so expensive in Cape Town, and would rent control help?InquirerRomblon logs 793 dengue cases, 7 deaths in 10 monthsSDP EspectáculosMon Laferte recibe golpe con un celular durante concierto en Las Vegas; esto pasóZDF heuteAktuelle Pressemitteilungen des ZDFRai NewsF1, Gp del Brasile: Antonelli domina le seconde libere, sesto e settimo tempo per le FerrariColliderParamount's Next Big Fantasy Franchise Officially Arrives in 10 WeeksABC News (Australia)Three charged over alleged interference with a corpseDeadlineIdris Elba To Star In & Direct Action-Comedy ‘In Laws’; A Higher Standard Launching For AFMGlobal NewsRoommate who tried to intervene in fatal attack on woman speaks outVariety‘I Swear’ Star Robert Aramayo on the BAFTA N-Word Incident That Overshadowed the Movie and the ‘X-Men’ Wolverine Pitch He Keeps Hearing東洋経済オンラインゴジラ史上初の興収100億円は確実なのに「ラスト5分は見なくていい」…『ゴジラ-0.0』の評価が真っ二つに割れた理由 | ライフ | 東洋経済オンライン
The Daily Newsstand · Free, Always
Friday, November 6, 2026

L’identité numérique s’en vient pour les voyageurs, annonce aussi le budget

Translate

C’est officiellement pour faciliter la vie des voyageurs que le dernier budget fédéral propose de recueillir bientôt leurs données biométriques. Deux experts doutent que ce soit la réelle motivation du gouvernement.

« La stratégie rendra les déplacements aériens plus rapides et plus simples, notamment par le recours éventuel à des justificatifs d’identité numérique », peut lire un paragraphe passé relativement inaperçu du volumineux document intitulé Maîtres chez nous, et déposé jeudi.

Quelque 4,3 millions de dollars seront consacrés à Transports Canada pour créer une « stratégie relative aux données biométriques des voyageurs ». Cela inclut la création d’un poste de conseiller spécial sur les données biométriques.

Ces données doivent ainsi être partagées avec les aéroports, les compagnies aériennes, les services de contrôle de sécurité et les services frontaliers, même aux postes terrestres. On assure le respect de la vie privée, la protection des renseignements personnels et la liberté de choix des voyageurs.

Un justificatif d’identité numérique peut prendre la forme d’une captation d’empreintes digitales ou de photographies permettant la reconnaissance des traits du visage ou des pupilles, ou tout cela combiné, s’accordent deux experts consultés par Le Devoir.

Utile… pour la police

Ils estiment aussi que la motivation d’Ottawa est principalement un renforcement de la sécurité nationale, davantage qu’une affaire de confort des voyageurs.

« Je trouve l’argument [de la rapidité aux frontières] un peu mince. D’abord, s’identifier par reconnaissance faciale n’est plus rapide que si on l’a déjà fait avant », explique Mallory Knodel, technologiste et militante pour la vie privée sur le Web basée à Washington.

Elle rappelle que de nombreux pays du monde collectent déjà ce genre de données auprès des voyageurs, à commencer par les États-Unis ou encore les pays de l’Union européenne, où le processus numérique et biométrique a récemment remplacé l’estampillage traditionnel des passeports.

« La raison pour laquelle il y a ces vérifications dans les autres pays, c’est pour des raisons de sécurité nationale », croit aussi Pierre Trudel, professeur associé à la faculté de droit de l’Université de Montréal. Il ajoute que les autorités font face à de nouvelles menaces, comme des documents d’identité falsifiés grâce à l’intelligence artificielle (IA).

Une technologie déjà présente

Au Canada, les nouveaux passeports contiennent une puce électronique qui répète les informations du document physique, incluant la photo, mais pas d’autres données biométriques. À en croire le site web du gouvernement du Canada, cette puce n’est pas conçue pour accélérer les choses aux frontières, mais bien pour « améliorer la sécurité en luttant contre la fraude ».

Des machines, ou « bornes », permettant la lecture des passeports et la prise de photographies sont déjà présentes et utilisées dans 11 aéroports du pays, dont ceux de Montréal et de Québec. Par ailleurs, des données biométriques sont déjà exigées aux étrangers qui demandent un visa, ou encore pour ceux qui demandent un nouveau statut, comme les demandeurs d’asile, par exemple.

Les citoyens canadiens et les résidents permanents sont présentement exemptés de l’obligation de fournir des données biométriques lorsqu’ils reviennent d’un voyage à l’étranger. La stratégie présentée au budget de 2026 ne fait pas cette distinction.

« Traditionnellement, ce genre de mesures soulève de la résistance. Certains sont sceptiques quant à la crédibilité des autorités publiques lorsqu’elles jurent que les données resteront sécurisées, qu’elles ne serviront pas à d’autres fins », rappelle Pierre Trudel. Il illustre le cas de l’agence des frontières ICE, aux États-Unis, qui ne se gène pas pour utiliser toutes les données à sa disposition pour traquer les immigrants clandestins.

Le gouvernement fédéral évoque dans son dernier budget divers autres projets de migration vers le numérique. On prévoit des justificatifs numériques pour services financiers afin de lutter contre la fraude d’identité, de nouvelles règles forçant les banques à émettre des cryptomonnaies stables, ou encore la numérisation de la paperasse liée à l’exportation de marchandise.

View the original on Le Devoir →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.