ESPN DeportesEN VIVO José Ramírez rompe ceros con jonrón de 2 carrerasESPNFollow live: José Ramirez crushes a two-run HR as Guardians take lead한겨레윤석열·김건희 변호인 “21억 영치금은 격려·연대 뜻” 반박UOLMíssil atinge aeroporto de Riade, mata 12 e fere mais de 300ZDF heuteAktuelle Pressemitteilungen des ZDFMalay MailMalaysia, Indonesia discuss joint action to tackle transboundary hazeG1Círio de Nazaré: Trasladação entra na reta final após percorrer mais de 3 kmLenta.ruВ ЕС заявили о зависти Каллас после сделки Путина и ТрампаSoompi“100 Days Of Deception” Premieres To Highest Ratings Of Any 2026 tvN Weekend DramaRadio-CanadaAu moins 12 morts dans une attaque imputée aux Houthis contre l’aéroport de RiyadInfobaePerú 2-2 Brasil EN VIVO HOY: punto a punto del partido por semifinales del Campeonato Sudamericano Sub 19 de Vóley 2026Observador Desporto2h. Quatro mortos devido ao furacão Isaías na Flórida
The Daily Newsstand · Free, Always
Sunday, October 11, 2026

Grand Soufflet: Imarhan, une voix née pour la paix et la solidarité

Translate

Ce dimanche 11 octobre, tête à tête avec Sadam, touchant chanteur du groupe Imarhan. Une formation qui prône la solidarité, née dans le sud de l'Algérie, héritière du blues tamasheq – touareg- créé par le mythique groupe Tinariwen. Un groupe venu jouer au festival le « Grand Soufflet » près de Rennes dans l’ouest de la France.   

L'âge des sages, l'âge de ceux qui n'ont pas d'âge. Iyad Ag Ibrahim, alias Sadam, pose ses yeux sur vous et prend son temps pour répondre. Pour remonter le temps des souvenirs et de son amour pour la musique, né chez lui, il y a quatre décennies à Tamanrasset, au sud de l'Algérie : «  En fait , il y avait toujours les artistes touaregs qui venaient chez nous à la maison et qui jouaient de la guitare. J'ai grandi dans ces mélodies, avec ce style musical. Et à l'époque, il n'y avait rien d'autre, il y avait la musique traditionnelle avec le tendé (le tambour) ou bien la guitare des Touaregs. En fait, il n'y avait pas autre chose.  Donc j'ai gardé ce souvenir toujours dans ma tête. »

L'Assuf, cette nostalgie, racine de ce fameux blues tamasheq porté notamment par le groupe Tinariwen. Sadam a des liens de parenté avec des membres de cette formation saharienne. La guitare est donc devenue une obsession : « Je me rappelle, une fois, il y avait un mariage chez nous à Tamanrasset. Et les artistes ont laissé les guitares à la maison dans ma chambre, avant le concert. Et là, j'ai pris une guitare électrique. Elle était rouge, elle brillait beaucoup, elle était très jolie comme guitare. C'est très beau pour moi, et jouer de la guitare, c'est resté comme un rêve. Avec l'espoir de jouer de la guitare comme eux, de devenir un artiste. »

Si de nombreux jeunes ont ce rêve de devenir musicien, rares sont ceux qui écrivent des poèmes, les chantent et les accompagnent à la guitare. Bercé par ce son unique du désert, Sadam a hérité de ce don, de cette force. L'art de faire de la musique une arme de construction massive pour écrire l'histoire de son peuple, les Tamasheqs : « Dans ma communauté, la langue tamasheq commence à disparaître petit à petit, parce qu'il y a beaucoup de langues qui rentrent chez les Touaregs, mais il n'y a pas l'école pour garder la langue maternelle. Il n'y a personne qui écrit l'histoire des Touaregs. Donc je trouve que le seul chemin aujourd'hui pour garder ça, c'est la musique. La musique, c'est ''tamoudri'', on peut dire ça : ''la musique, c'est la vie.'' »

View the original on RFI →

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.