Elections Midterms : Donald Trump peut-il tout perdre ?

Pour reprendre la majorité au Sénat, les démocrates devront gagner au moins quatre sièges. Et comme chaque fois certains États seront déterminants pour y arriver. Le Michigan, le Maine, la Caroline du Nord, l’Ohio, l’Iowa, l’Alaska ou encore le Texas.
Car oui même le Texas, ce fief républicain, pourrait élire un sénateur démocrate. Le candidat s’appelle James Talarico. Et il est au coude à coude avec Ken Paxton le candidat républicain qui, présente son adversaire comme un " radical " et un " socialiste ". Une défaite des Républicains au Texas serait historique. Alors Donald Trump y multiplie les meetings et les promesses les plus folles, quitte à flirter avec la corruption électorale. Et à tenter d’acheter le vote des Américains, en promettant 5000 dollars de récompense par adulte si les Républicains remportent la Chambre des Représentants et le Sénat. Il faudrait plus de 1300 milliards de dollars pour financer une telle promesse… Mais à l’heure où la facture énergétique s’alourdit pour les Américains la démagogie peut fonctionner. Les fans inconditionnels du président sont prêts à le croire jusqu’au bout.
De nombreux autres électeurs Républicains, en revanche, déchantent aujourd’hui. Et leur déception est souvent due à la politique anti migratoire radicale qui a fait éclater de nombreuses familles aux Etats-Unis. Wayne DeMario par exemple a vu son épouse cubaine, Yami, expulsée vers le Mexique. Il regrette amèrement d’avoir voté Trump il y a deux ans.
Pour la Chambre des Représentants, 435 sièges sont à pourvoir. Les États-Unis sont donc découpés en 435 districts électoraux d’à peu près 760.000 habitants. Dans chaque district, les électeurs vont élire un représentant. Plusieurs états seront aussi à suivre de près pour la course à la Chambre des Représentants : la Pennsylvanie, l’Iowa, l’Arizona, le Michigan, New York, la Floride, la Californie et le Texas seront les principaux champs de bataille.
Et cette année, plusieurs États ont redessiné leurs cartes électorales pour favoriser un parti plus qu’un autre. Les frontières des quartiers où sont rassemblés les partisans du parti adverse sont ainsi déplacées pour intégrer leurs habitants au quartier voisin où son propre parti est plus fort.
Alors qu’il est en perdition dans les sondages Donald Trump fait flèche de tout bois. Il finance des publicités lunaires, à sa gloire, en puisant dans les caisses de l’état. Il appelle même ses électeurs à promettre, la main sur le cœur, lors de ses meetings, qu’ils voteront pour lui.
Si les Républicains conservent les deux assemblés le président pourra continuer sa politique voire l’intensifier. Mais en cas de défaite, Donald Trump perdrait une grande partie de sa capacité à gouverner. De nouvelles lois seraient bloquées, des enquêtes sur son administration pourraient être engagées, voire une procédure de destitution à l’encontre du président.
Pour les Démocrates, la Chambre des Représentants sera sans doute plus facile à reprendre que le Sénat. Mais, avec Donald Trump, on n’est jamais à l’abri des outrances. Le président pourrait encore contester les résultats, lancer des accusations de fraude, et refuser de reconnaître une défaite républicaine. Si elle intervient…
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