États-Unis : des armes en orbite, première étape concrète du Golden Dome de Trump
Depuis maintenant des années, Donald Trump évoque la construction d’un « Golden Dome », un ensemble de systèmes de protection anti-missiles avec un volet spatial encore mal défini. Les prémices apparaissent aujourd’hui avec, pour la première fois, des armes déployées en orbite.
Cela peut paraître étonnant quand on sait que l’armée a toujours été très présente, si ce n’est prédominante, dans l’histoire du secteur spatial, mais il n’y a pourtant jamais eu de véritables armes déployées en orbite. Des lasers au sol anti-satellites existent bien, et pendant la guerre froide, les États-Unis ont tenté d’envoyer une charge nucléaire dans l’espace, mais jamais nous n’avons eu de satellites armés ou de stations spatiales équipées de rayons lasers mortels.
Cette image qui n’était jusque-là que de la science-fiction vient pourtant de devenir beaucoup plus réelle après cette déclaration de l’armée étatsunienne. Comme le rapporte le média Ars Technica le 15 septembre 2026, Troy Meink, secrétaire de l’Air Force des États-Unis, a indiqué que des armes de contrôle spatial avaient été placées en orbite. Des armes « capables de défendre la force interarmées contre les actions hostiles d’un adversaire ».
« Nous n’allons rien dire »
Une déclaration qui signe un précédent, mais qui n’a pas surpris les observateurs du secteur. Donald Trump avait déjà évoqué le déploiement à venir d’armes spatiales dans son projet de Golden Dome, ce bouclier anti-missile censé protéger les États-Unis face aux attaques venues d’Iran, de Corée du Nord ou d’ailleurs. Ce programme prévoyait notamment des armes situées en orbite et capables d’intercepter des projectiles avant qu’ils n’arrivent sur le sol étatsunien.
De plus, le Pentagone et la Maison Blanche insistent depuis des années sur les menaces extérieures, qu’il s’agisse de la Russie ou de la Chine, dont les compétences spatiales ne sont plus à démontrer, ce qui inquiète Washington au plus haut point. Récemment, des manœuvres de satellites réalisées par l’agence spatiale chinoise et repérées par des observateurs au sol faisaient craindre un usage militaire de ce savoir-faire.

Malgré tout, Troy Meink n’a pas donné plus d’informations sur ces armes : « Si je parle des détails de ce que nous sommes en train de faire, cela ne va pas encourager la dissuasion, alors nous n’allons rien dire sur les spécificités de ce que nous faisons, si nous avons fait des tests ou non, ni quoi que ce soit d’autre. »
Un secteur militaire en pleine expansion
De même, il n’y a aucune information sur la date où ces armes ont été déployées, il se pourrait que ce soit le cas depuis des années. En revanche, ce qui est sûr, c’est que les efforts en ce sens se poursuivent. Ainsi, SpaceX a signé en mai dernier un contrat à plus de 4 milliards de dollars (environ 3,7 milliards d’euros) avec la Space Force pour déployer une constellation de satellites chargée de suivre et cibler les menaces aériennes – avions et missiles – depuis l’espace.
Ce contenu est bloqué car vous n’avez pas accepté les cookies et autres traceurs. Ce contenu est fourni par YouTube.
Pour pouvoir le visualiser, vous devez accepter l’usage étant opéré par YouTube avec vos données qui pourront être utilisées pour les finalités suivantes : vous permettre de visualiser et de partager des contenus avec des médias sociaux, favoriser le développement et l’amélioration des produits d’Humanoid et de ses partenaires, vous afficher des publicités personnalisées par rapport à votre profil et activité, vous définir un profil publicitaire personnalisé, mesurer la performance des publicités et du contenu de ce site et mesurer l’audience de ce site (en savoir plus)
En cliquant sur « J’accepte tout », vous consentez aux finalités susmentionnées pour l’ensemble des cookies et autres traceurs déposés par Humanoid et .
Vous gardez la possibilité de retirer votre consentement à tout moment. Pour plus d’informations, nous vous invitons à prendre connaissance de notre Politique cookies.
Le responsable a tout de même précisé que le programme d’intercepteurs spatiaux du Golden Dome était passé, en moins d’un an, du contrat initial à un matériel « prêt au vol » – même s’il doit encore faire ses preuves dans l’espace. Même si là aussi, pour des questions de sécurité, peu de détails supplémentaires ont véritablement été communiqués. Parmi les rares données transmises : l’armée des États-Unis a effectué 116 vols orbitaux depuis le début de l’année, et le nombre risque de continuer à augmenter au moins pour les dix prochaines années.
Toute l'actu tech en un clin d'œil
Ajoutez Numerama à votre écran d'accueil et restez connectés au futur !
Regardez le monde depuis l' Espace
- États-Unis : des armes en orbite, première étape concrète du Golden Dome de Trump
- Baguette One décollera de Biscarrosse en 2027, une première dans l’histoire spatiale française
- Le jour où la Nasa a volontairement fait s’écraser une fusée sur la Lune (bien avant SpaceX)
- Jet supersonique X-59, première historique pour une fusée européenne, l’urinoir parfait existe – le récap’ sciences de la semaine
- Adrianos Golemis sera le premier Grec dans l’espace, dans l’équipage que Thomas Pesquet va commander
KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.