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Thursday, October 22, 2026

Le Canada en haut du classement de l’état de droit, et les États-Unis dans un bas «historique»

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Le Canada se maintient parmi les pays du monde où l’état de droit se porte bien, alors que les États-Unis plongent vers un bas « historique », révèle l’édition 2026 de l’index de l’état de droit du World Justice Project (WJP).

L’organisation basée à Washington dit constater encore cette année « l’accélération de la récession » de l’état de droit, au vu des pratiques autoritaires de nombreux gouvernements et des attaques frontales aux libertés d’expression et d’association de par le monde. « Pour la neuvième année de suite, l’état de droit a reculé dans la plupart des pays », note le WJP, qui se décrit comme « indépendant et multidisciplinaire ».

Malgré cette tendance mondiale, le Canada est au 13e rang des 143 pays évalués, révèle le classement dévoilé par l’organisation tôt mercredi.

Le pays obtient de bonnes notes pour son respect des droits fondamentaux, la transparence de son gouvernement et les limites placées aux pouvoirs gouvernementaux. Le score global du Canada s’est légèrement amélioré, mais il s’agit léger recul au classement : le pays se trouvait au 12e rang ces dernières années, et avait même obtenu la 11e place en 2017, 2018 et 2019.

L’état de droit décrit un système où nul n’est au-dessus de la loi, pas même les élus ou les gouvernements. Le pouvoir n’y est pas non plus concentré entre les mains de quelques-uns, et les trois branches du gouvernement — législative, exécutive et judiciaire — agissent comme des contrepoids les unes aux autres.

Comme le Canada, le Royaume-Uni et la plupart des pays de l’Union européenne sont restés stables au classement, sans voir leur situation s’améliorer ou se détériorer de façon significative.

Les États-Unis en déclin

Ce constat, toutefois, « ne s’applique pas aux États-Unis, qui sont tombés encore plus bas dans leur note sur l’index de l’état de droit, plus que tout autre pays de sa région, atteignant un creux historique », souligne le WJP. Nos voisins du Sud se retrouvent en 30e place du classement.

Le classement des États-Unis est tiré vers le bas par de mauvaises notes sur le plan du respect des droits fondamentaux et par les failles du système de justice criminelle du pays. Ils occupaient la 18e place en 2016, à la fin du second mandat du président Barack Obama.

Le 143e et peu enviable dernier rang du classement a été attribué au Venezuela.

Quant aux quatre premières places du classement, elles sont accordées — dans l’ordre et sans changement depuis les 10 dernières années — aux pays suivants : le Danemark, la Norvège, la Finlande et la Suède.

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