PunchMorning recap: Again, Nigerians lose savings to Ponzi scheme, Dangote refinery raises petrol gantry price, other top storiesESPN Deportes49ers extienden contrato de Shanahan, fuentesוואלהדיווח: ארה"ב תגביל את חלונות הזמן להגנה אווירית על מכליות במצר הורמוזESPNBen Shelton's shot at history comes Sunday in the US Open finalInquirerRidon to Sara Duterte: Attend Monday’s Senate impeachment trialХабрВы узнаете о клике через девять дней, и не от того, кто кликнулSözcüAmasya’da motosiklet bariyerlere çarptı: 18 yaşındaki sürücü hayatını kaybettiRapplerNew rules, new season: What to know about UAAP 2026-2027Cumhuriyetİzmir'in en uç noktasında saklanan el değmemiş cennet! Nergis kokulu sokakları ve turkuaz koyları ile Karaburun...InteriaPolski oficer w pojedynkę zatrzymał Niemców. Generał oddał mu własny orderLa NaciónUn geriátrico en Chile sufrió un incendio: hay al menos 16 muertos20 MinutenEinbrecher in der Villa – Thierry nimmt die Verfolgung auf
The Daily Newsstand · Free, Always
Saturday, September 12, 2026

Comment éliminer de façon systématique les civils palestiniens de Gaza ? "Naza" n’est pas une fiction mais un documentaire étayé qui fournit une réponse glaçante

Translate

Yuval Abraham et Rachel Szor ont été oscarisés pour leur documentaire "No Other Land", réalisé en 2024 et qui documentait le déplacement forcé d’une communauté palestinienne en Cisjordanie.

Cette année, ils présentaient à la Mostra de Venise, leur nouveau film. Celui-ci sonde les dessous du système de destruction en cours à Gaza. "Tourné de nuit sur les toits de Tel-Aviv, ce film dévoile en détail les mécanismes qui sous-tendent le massacre systématique et prémédité de civils palestiniens à Gaza par Israël", peut-on lire sur le site de la Mostra.

Nous essayons d’examiner les crimes d’État commis par Israël qui sont de nature systémique.

Yuval Abraham, lui, est journaliste d’investigation. Rachel Szor, quant à elle, est cinéaste. Et, ce n’est pas anodin, ils sont tout deux Israéliens. "En tant qu’Israéliens, nous avons estimé qu’il était de notre responsabilité de mettre à profit notre position et notre capacité à inspirer confiance pour apporter un témoignage de l’intérieur sur le fonctionnement de ce système, ce système de mise à mort", explique Yuval Abraham, lors de la conférence de presse tenue jeudi à Venise avant la première du film. "Nous essayons d’examiner les crimes d’État commis par Israël qui sont de nature systémique", insiste-t-il.

Le titre "Naza" fait référence à l’acronyme utilisé par l’armée israélienne pour indiquer le nombre de civils, hommes, femmes et enfants, censés être tués lors d’une frappe. Un responsable militaire parmi les personnes interrogées reconnaît "des tueries de masse à une échelle industrielle". "Nous montrons dans notre film un système qui, par essence, cible des personnes dans des zones civiles, dans leur domicile familial", déclare Yuval Abraham. "Parfois, il peut y avoir plus de 500 NAZA […], des villages entiers ou des quartiers entiers sont détruits."

Il existe une corrélation directe entre le silence, ou le déni de ces crimes, et leur capacité à perdurer.

Caméra au poing, ils sont donc allés vers ceux qui savent, qui ont collaboré au système. Ils ont recueilli des témoignages rares de l’intérieur, 24 en tout, de membres de l’armée et des services de renseignement israéliens, sous couvert d’anonymat. "L’une des raisons pour lesquelles nous avons voulu réaliser ce film est que, selon moi, entendre les témoignages d’officiers qui ont eux-mêmes utilisé ces systèmes de mise à mort ou contribué à les concevoir peut rendre plus difficile le déni des crimes commis" souligne Yuval Abraham. "Il existe une corrélation directe entre le silence, ou le déni de ces crimes, et leur capacité à perdurer."

"Lorsque nous parlons du silence, il faut d’abord comprendre que nous venons d’une société israélienne où ce silence est total", précise Rachel Szor.

Papa est à la maison.

La violence décrite n’est pas que physique. Elle est aussi technologique. Il s’agit d’un système de surveillance de masse, un système dopé à l’intelligence artificielle, utilisant les données de milliers de téléphones mobiles piratés, expliquent des agents du renseignement. "Ce contrôle est aussi un contrôle des infrastructures de télécommunications, un contrôle par la surveillance, un contrôle par les données", pointe Rachel Szor.

Les témoins révèlent comment ce système est censé pister les membres présumés du Hamas et leurs familles. Une simple phrase interceptée sur un portable d’enfant, comme "Papa est à la maison" peut déclencher une frappe. "Dans le film, nous montrons comment ils peuvent utiliser un logiciel espion pour ouvrir les téléphones des personnes dans un appartement et entendre ce qui se passe, les derniers instants des enfants, des femmes, des hommes qui vont être bombardés", détaille encore la cinéaste.

Selon un militaire israélien interrogé, jusqu’à 500 personnes ont été tuées dans des frappes israéliennes ayant visé un seul objectif humain. "La politique était de tout détruire le plus vite possible", raconte l’un des témoins.

Beaucoup d’agents interrogés dans le film comparent ce dont ils ont été témoins à la déshumanisation de la Shoah. "C’est un lien qui a été établi par des soldats", précise Yuval Abraham.

View the original on RTBF Info

KioskNews shows a cleaned-up reading view extracted from the publisher’s page — the original always lives on their site, not ours.